Leucémie

À propos de Leucémie

Dans cette section, vous et vos proches en apprendrez davantage sur les médicaments et les traitements de la leucémie. Vous y trouverez également des conseils pratiques sur la leucémie et sur la façon de tirer profit de votre réseau d’entraide. Poursuivez votre lecture et vous trouverez des réponses à certaines de vos questions de même que des liens vers des ressources contenant d’autres renseignements. Être bien renseigné est la première étape pour participer activement aux décisions touchant votre plan de traitement. 

Qu’est-ce que la leucémie?

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Au Canada, environ 1 homme sur 53 et 1 femme sur 72 risquent d’avoir la leucémie au cours de leur vie. Près de 22 510 Canadiens sont touchés par la leucémie ou sont en rémission.

La leucémie est un cancer qui prend naissance dans les cellules souches du sang. Avant d’aborder de manière plus détaillée ce type particulier de cancer, il est important d’acquérir certaines notions de base :

  • Cellule : L’organisme est constitué de millions de cellules. Chaque cellule est composée de gènes qui sont en fait une série d’instructions (mode d’emploi) qui indiquent à la cellule quand croître, se reproduire et mourir.
  • Cellules souches : Ce sont des cellules de base qui se transforment en différents types de cellules ayant des fonctions distinctes.
  • Cancer : C’est une maladie qui touche le mode d’emploi (gènes) de certaines cellules; il peut arriver que les instructions du mode d’emploi soient modifiées, de sorte que les cellules deviennent des cellules cancéreuses. Ces cellules cancéreuses anormales vivent souvent plus longtemps que les cellules normales. Dans de nombreux types de cancer, les cellules peuvent se multiplier en très grand nombre, former des masses ou des tumeurs malignes, et possiblement se propager (se disséminer par métastases) dans d’autres parties du corps. La leucémie peut devenir métastatique.

Dans la leucémie, les cellules souches ne se transforment pas en cellules sanguines matures; elles demeurent immatures. Ces cellules immatures portent le nom de cellules blastiques (aussi appelées blastes). Au fil du temps, les cellules blastiques s’accumulent et nuisent aux cellules sanguines normales, les empêchant de remplir leur fonction. Une fois la leucémie diagnostiquée, les cellules blastiques sont qualifiées de « cellules leucémiques ».  

Les cellules sanguines sont fabriquées dans la moelle osseuse (substance molle et spongieuse située au centre des os). La moelle osseuse contient des cellules souches immatures qui peuvent produire les 3 types de cellules sanguines matures (globules rouges, globules blancs et plaquettes). Les médecins ont la possibilité d’effectuer une analyse de la moelle osseuse chez les personnes qui ont ou qui pourraient avoir une leucémie. En connaissant les caractéristiques des cellules présentes dans la moelle osseuse, les médecins peuvent identifier le type de leucémie.

Il existe divers types de leucémie et de nombreux traitements propres à chaque type de leucémie. Connaître le type de leucémie dont vous souffrez vous aidera à comprendre ce qui se passe dans vos cellules sanguines ainsi que les traitements offerts pour le traitement de votre leucémie. Les traitements varient selon le type de leucémie.

Il existe quatre principaux types de leucémie; les leucémies varient selon le type de cellules souches touchées et la rapidité à laquelle la maladie évolue.

Les cellules souches sanguines se transforment en cellules souches lymphoïdes ou en cellules souches myéloïdes :

  1. Les cellules souches myéloïdes sont responsables de la formation des globules rouges, des plaquettes et de deux types de globules blancs, les granulocytes et les monocytes
  2. Les cellules souches lymphoïdes sont responsables de la formation des lymphocytes, un autre type de globules blancs.

L’illustration suivante montre comment les cellules souches de base se transforment en cellules souches myéloïdes ou en cellules souches lymphoïdes.

Développement normal des cellules sanguines

Une leucémie est dite aiguë lorsqu’elle évolue rapidement, en quelques jours ou semaines. Lorsqu’elle évolue lentement, sur plusieurs mois ou années, on dit qu’elle est chronique.

Les principaux types de leucémies sont les suivants :

  • Leucémie aiguë lymphoblastique (LAL)
  • Leucémie lymphoïde chronique (LLC)
  • Leucémie aiguë myéloblastique (LAM)
  • Leucémie myéloïde chronique (LMC)

Au sein de ces quatre types, il existe de nombreux sous-types de leucémie qui comportent de légères différences. Ces sous-types ne seront pas abordés ici; pour plus d’information sur ces sous-types de leucémie, visitez le site Web de la Société canadienne du cancer

La leucémie aiguë myéloblastique (LAM) et la leucémie lymphoïde chronique (LLC) sont les types de leucémie les plus répandus chez les adultes.

Apprendre que vous avez la leucémie peut vous bouleverser et vous accabler, il est donc essentiel d’aller chercher de l’aide et des renseignements auprès de vos proches et de votre équipe de soins. En vue d’obtenir les meilleurs traitement et soutien médicaux, il est important de faire de votre bien-être émotionnel et physique une priorité et de demander de l’aide et du soutien quand vous en avez besoin et d’entretenir des relations avec des gens compatissants qui vous sont chers. Vous n’avez pas à le faire seul – il existe de nombreux moyens de gérer votre vie quotidienne avec votre équipe de soins, votre famille et vos amis, comme vous le verrez dans les sections suivantes.

Quelle est la cause de la leucémie?

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Chez la plupart des personnes atteintes de LAL, de LAM, de LLC ou de LMC, il n’existe pas de causes claires pour ces maladies. La leucémie est plus fréquente chez les hommes que chez les femmes et le risque de leucémie augmente avec l’âge.  

Voici quelques-uns des facteurs qui augmentent le risque d’avoir la leucémie :

  • Antécédents familiaux de leucémie
  • Fortes doses de radiation 
  • Traitement antérieur par la chimiothérapie ou la radiothérapie (le risque est plus élevé lorsque ces deux traitements sont utilisés ensemble que lorsqu’ils sont utilisés individuellement)  
  • Exposition à des produits chimiques comme le benzène ou le formaldéhyde 
  • Syndromes génétiques (la leucémie est plus susceptible de toucher les enfants atteints des maladies suivantes) : 
    • Syndrome de Down 
    • Anémie de Fanconi  
    • Ataxie télangiectasie 
    • Syndrome de Bloom  
  • Usage du tabac

À propos des stades du cancer

Afin de prescrire un traitement, les médecins ont besoin de connaître l’étendue ou le « stade » du cancer dans l’organisme. En ce qui concerne la leucémie, il existe différents systèmes de stadification, selon le type de leucémie que vous avez.

Tests diagnostiques pour tous les types de leucémies

Les tests suivants servent à diagnostiquer la leucémie. Les résultats de ces tests peuvent également aider les médecins à déterminer le stade de la leucémie. 

Tests diagnostiques

Tests de stadification et autres tests

  • Antécédents médicaux et examen physique
  • Formule sanguine complète (FC)
  • Analyses biochimiques sanguines
  • Facteurs de saignement et de coagulation
  • Cytochimie
  • Immunophénotypage
  • Études cytogénétiques et moléculaires
  • Aspiration et biopsie de moelle osseuse
  • Ponction lombaire
  • Biopsie des ganglions lymphatiques

La méthode utilisée pour déterminer les stades des leucémies varie selon le type de leucémie.

La LAL est un type de cancer qui prend naissance dans les cellules souches du sang. La LAL est dite leucémie aiguë, car elle apparaît soudainement et évolue rapidement, en quelques jours ou semaines.

Il n’existe pas de système de stadification standard pour la LAL. On peut décrire la maladie comme étant non traitée, en rémission, récidivante ou réfractaire.

  • Non traitée
    Une LAL nouvellement diagnostiquée n’a pas encore été traitée; cependant, certains signes et symptômes, comme la fièvre, les saignements ou la douleur peuvent avoir été traités. À ce stade, la formule sanguine complète est anormale, les cellules blastiques (des globules blancs immatures appelés blastes) représentent environ 25 % des cellules de la moelle osseuse et le patient peut avoir des symptômes de leucémie.
  • Rémission
    La LAL a été traitée efficacement. À ce stade, la formule sanguine complète est normale et les cellules blastiques représentent moins de 5 % des cellules de la moelle osseuse. Il n’y a pas de signes ou de symptômes de leucémie dans l’organisme.
    Quand un patient est en rémission partielle, les cellules blastiques représentent moins de 25 % des cellules de la moelle osseuse.
  • Récidivante (aussi appelée récurrente)
    La LAL est réapparue après une période de rémission. Lorsque la maladie est récidivante, les cellules blastiques représentent plus de 25 % des cellules de la moelle osseuse.
  • Réfractaire
    La LAL n’a pas répondu au traitement.

Votre médecin vous prescrira un traitement selon votre sous-type de LAL et vos facteurs de risque.

Il n’existe pas de système de stadification standard pour la LAM. On peut décrire la maladie comme étant non traitée, en rémission, récidivante ou réfractaire.

  • Non traitée
    Une LAM nouvellement diagnostiquée n’a pas encore été traitée; cependant, certains signes et symptômes peuvent avoir été traités. À ce stade, on peut trouver des cellules blastiques dans l’échantillon de sang du patient. Les cellules blastiques représentent alors au moins de 20 à 30 % des cellules de la moelle osseuse et le patient peut avoir des symptômes de leucémie.
  • Rémission
    La LAM a été traitée. À ce stade, le nombre de cellules sanguines (neutrophiles et plaquettes) est revenu à la normale (sans transfusion de sang) et les cellules blastiques représentent moins de 5 % des cellules de la moelle osseuse. Il n’y a pas de signes ou de symptômes de leucémie dans l’organisme.
    Quand un patient est en rémission partielle, les cellules blastiques représentent moins de 25 % des cellules de la moelle osseuse.
  • Récidivante (aussi appelée récurrente)
    La LAM est réapparue après une période de rémission. Une récidive de la LAM peut être définie comme la présence d’au moins 5 % de cellules blastiques dans la moelle osseuse (non attribuable à d’autres causes).
  • Réfractaire
    La LAM n’a pas répondu au traitement.

Le stade de la LLC est déterminé selon la formule sanguine et la quantité de tissus lymphoïdes concernés. Les tissus lymphoïdes comprennent les cellules et les organes qui composent le système lymphatique, ce qui inclut les globules blancs (comme les lymphocytes), la moelle osseuse, le thymus, la rate et les ganglions lymphatiques.

Les systèmes de stadification tiennent compte de facteurs comme l’augmentation du nombre de lymphocytes leucémiques dans le sang et la moelle osseuse, la distribution et le volume des ganglions lymphatiques, le volume de la rate, l’importance de la diminution du nombre de plaquettes et l’importance de l’anémie.

Deux systèmes de stadification peuvent être utilisés, la classification de Rai et la classification de Binet. La classification de Rai est celle utilisée le plus souvent au Canada.

La classification de Rai est constituée des stades 0 à IV :

  • Stade 0 (faible risque)
    Il y a trop de lymphocytes dans le sang; toutefois, le nombre de globules rouges et de plaquettes est normal. Les ganglions lymphatiques et la rate ne sont pas enflés.
  • Stade I (risque intermédiaire)
    Il y a trop de lymphocytes dans le sang; toutefois, le nombre de globules rouges et de plaquettes est normal. Les ganglions lymphatiques sont enflés, mais pas la rate.
  • Stade II (risque intermédiaire)
    Il y a trop de lymphocytes dans le sang; toutefois, le nombre de globules rouges et de plaquettes est normal. Il se peut que les ganglions lymphatiques soient enflés. La rate et (ou) le foie sont enflés.
  • Stade III (risque élevé)
    Il y a trop de lymphocytes dans le sang et pas assez de globules rouges. Le nombre de plaquettes est normal et il se peut que les ganglions lymphatiques, la rate ou le foie soient enflés.
  • Stade IV (risque élevé)
    Il y a trop de lymphocytes et pas assez de plaquettes dans le sang. Il se peut que le nombre de globules rouges soit bas et que les ganglions lymphatiques, la rate ou le foie soient enflés.

La classification de Binet est constituée de 3 niveaux, A, B et C. Les stades A et B correspondent généralement aux stades 0, I et II de la classification de Rai alors que le stade C correspond aux stades III et IV. La classification de Binet tient également compte de la maladie récidivante et de la maladie réfractaire ainsi que du niveau de risque et du nombre de régions de tissu lymphatique qui sont enflées. Cette classification ne fait pas l’objet d’une description détaillée ici. Pour plus de renseignements à ce sujet, visitez le site Web de la Société canadienne du cancer. Il est important de se souvenir que les personnes atteintes de LLC n’ont peut-être pas besoin de recevoir un traitement immédiatement et que certaines d’entre elles n’en nécessiteront jamais. La décision de votre médecin d’instaurer un traitement dépend de la présence ou non de signes ou symptômes indiquant que la maladie est évolutive. Ces signes et symptômes sont appelés « indications de traitement ». Pour connaître la liste de ces indications, consultez la section Médicaments - Attente vigilante.

Plutôt que d’attribuer un stade à la LMC, on détermine une phase en fonction du nombre de cellules sanguines et des symptômes. Il existe 3 phases : chronique, accélérée et blastique (appelée crise blastique).

  • Phase chronique
    Moins de 5 % des cellules dans le sang et la moelle osseuse sont des cellules blastiques. Le patient n’a pas de symptômes, ou, et s’il en a, ils sont légers.
  • Phase accélérée
    De 10 à 19 % des cellules dans le sang et la moelle osseuse sont des cellules blastiques. Les symptômes sont les suivants : fièvre, manque d’appétit, perte de poids, et enflure de la rate. Lorsque la LMC est en phase accélérée, elle peut rapidement passer à la phase blastique. Dans ce cas, on parle de crise blastique.
  • Crise blastique
    Plus de 20 % des cellules dans le sang et la moelle osseuse sont des cellules blastiques. La leucémie s’est propagée aux tissus et aux organes situés hors de la moelle osseuse. Les symptômes sont les suivants : fièvre, malaise (inconfort), enflure de la rate, manque d’appétit, perte de poids, fatigue, essoufflement, douleur abdominale et douleur osseuse. Le nombre de globules blancs et de plaquettes devient anormal, ce qui peut causer des saignements et des infections.

Pour plus de renseignements sur les phases de la LMC, visitez le site Web de la Société canadienne du cancer .

En plus des phases mentionnées ci-dessus, la LMC peut également être en rémission (le nombre de cellules sanguines est revenu à la normale), récidivante (le nombre de cellules blastiques dans le sang et la moelle osseuse augmente après le traitement et la rémission) ou réfractaire (la leucémie ne répond pas au traitement). 

Le myélome multiple, généralement appelé myélome, est un cancer des plasmocytes que l’on trouve dans la moelle osseuse. Un plasmocyte est un type de cellule immunitaire produisant des anticorps qui combattent les infections.

Il existe deux systèmes principaux pour définir le stade d’un myélome actif : le système international de stadification révisé (R-ISS) et la classification de Durie-Salmon.

Pour plus de renseignements sur la stadification du myélome multiple, visitez le site Web de la Société canadienne du cancer ou téléchargez le guide destiné aux patients sur le site Web de Myélome Canada.

Quels sont les effets de la leucémie?

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Un pronostic est une prévision du médecin sur la façon dont la maladie affectera une personne et comment cette personne réagira au traitement. Le pronostic des personnes atteintes de leucémie varie selon le type de leucémie et d’autres facteurs.

Les facteurs influant sur le pronostic sont notamment l’âge, les changements chromosomiques, le nombre de globules blancs, la réponse à la chimiothérapie et la récidive précoce.

Vous avez peut-être vu les statistiques sur la survie à la leucémie. N’oubliez pas que les statistiques de survie sont des estimations générales et qu’elles doivent être interprétées avec prudence. Ces statistiques sont fondées sur l’expérience de groupes de personnes; elles ne permettent donc pas de prédire les chances de survie d’une personne en particulier. Lorsque certains types de leucémie sont diagnostiqués et traités rapidement, la probabilité que le traitement soit efficace est plus élevée.

Votre médecin peut vous expliquer les statistiques relatives à la leucémie et ce qu’elles signifient pour vous.

Les signes et symptômes varient selon le type de leucémie. Dans le cas d’une leucémie chronique (par exemple, la LLC et la LMC), les patients disent souvent qu’ils ne se sentent pas bien en général et, fréquemment, le diagnostic est confirmé par des analyses sanguines de routine. Dans le cas d’une leucémie aiguë (par exemple, la LAL et la LAM), les symptômes de leucémie peuvent apparaître soudainement, sur une période de quelques jours ou de quelques semaines.

Les symptômes courants de la leucémie sont les suivants :

  • Fièvre
  • Frissons
  • Fatigue persistante
  • Faiblesse
  • Infections graves ou fréquentes
  • Perte de poids (en l’absence d’un régime)
  • Enflure des ganglions lymphatiques, augmentation du volume de la rate ou du foie
  • Prédisposition aux ecchymoses et (ou) aux saignements
  • Saignements de nez récurrents
  • Petites taches rouges sur la peau (appelées pétéchies)
  • Transpiration excessive (surtout la nuit)
  • Douleur osseuse ou sensibilité

Les symptômes de la LAL comprennent les suivants :

  • Douleurs aux bras, aux jambes et au dos 
  • Ecchymoses (bleus) sans cause apparente   
  • Augmentation du volume des ganglions lymphatiques 
  • Fièvre sans cause apparente ou fièvre légère qui persiste 
  • Maux de tête 
  • Pâleur de la peau 
  • Points rouges de la taille d’une tête d’épingle sous la peau (appelés pétéchies)  
  • Saignement prolongé à la suite d’une coupure mineure 
  • Essoufflement durant une activité physique d’intensité normale 
  • Fatigue ou manque d’énergie  
  • Vomissements 
  • Perte de poids inexpliquée  

Si vous souffrez d’une LMC, il est parfois possible que vous ne ressentiez aucun symptôme. Souvent, les personnes apprennent qu’elles sont atteintes de LMC lors d’une analyse de sang ou d’un examen physique de routine.

 

Symptômes possibles de la LMC : 

  • Fatigue ou manque d’énergie 
  • Essoufflement pendant des activités quotidiennes de base 
  • Pâleur de la peau 
  • Sensation désagréable ou de poids dans la partie supérieure gauche de l’abdomen (causée par l’augmentation du volume de la rate
  • Sueurs nocturnes 
  • Intolérance à la chaleur 
  • Perte de poids inexpliquée 

Les symptômes de la LAM sont les suivants :

  • Pâleur de la peau 
  • Ecchymoses (bleus) sans cause apparente 
  • Points rouges de la taille d’une tête d’épingle sous la peau (appelés pétéchies) 
  • Saignement prolongé à la suite d’une coupure mineure 
  • Cicatrisation lente des coupures 
  • Fatigue ou manque d’énergie 
  • Essoufflement durant une activité physique d’intensité normale 
  • Fièvre légère ou sueurs nocturnes 
  • Enflure des gencives 
  • Présence fréquente d’infections mineures, comme des lésions périanales (autour de l’anus) 
  • Perte d’appétit et de poids 
  • Douleurs ou sensations désagréables dans les os ou les articulations, comme les genoux, les hanches ou les épaules 

Les symptômes de la LLC apparaissent généralement de manière graduelle. En fait, certaines personnes atteintes de la LLC n’ont aucun symptôme. Une augmentation du nombre de globules blancs décelée lors d’une analyse de sang est la raison la plus fréquente pour laquelle un médecin soupçonnera la présence d’une LLC.

 

Symptômes possibles de la LLC :

  • Fatigue survenant plus rapidement et (ou) sensation d’essoufflement causée par l’anémie (faible taux de globules rouges) 
  • Perte de poids due à une diminution de l’appétit et (ou) à une utilisation accrue de l’énergie 
  • Fièvre, frissons et sueurs nocturnes 
  • Augmentation du volume des ganglions lymphatiques et de la rate  
  • Infections de la peau, des poumons, des reins ou d’autres parties de l’organisme  

Des infections à répétition peuvent survenir chez des personnes atteintes de leucémie. L’insuffisance rénale et la diminution du nombre de neutrophiles (un type de globules blancs) sont également des complications connues. Les traitements contre la leucémie peuvent causer de graves effets secondaires. 

Le soutien est primordial

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Lorsque vous avez un cancer, vous pourriez avoir besoin de divers types de soutien, à différents moments.

Vous trouvez peut-être cela difficile de demander de l’aide, mais le fait de recevoir de l’aide permet souvent de composer plus facilement avec la leucémie. Gardez à l’esprit que votre famille, vos amis et même vos collègues de travail ont peut-être vraiment envie de vous aider, mais ne savent pas exactement quoi faire. Le fait de savoir quels sont vos besoins (par exemple, promener votre chien) permet à vos proches de se sentir utiles. Rappelez-vous que donner, c’est comme recevoir.  

Les personnes qui ont vécu ce que vous vivez actuellement sont une autre source de soutien. Ces personnes comprennent ce que vous ressentez. Elles peuvent vous dire à quoi vous attendre, comment elles ont composé avec la situation et vous donner espoir en l’avenir. Vous pouvez contacter des personnes qui sont dans votre situation par l’entremise de programmes d’entraide structurés. Si vous souhaitez en savoir plus sur ce type de programme, parlez-en à votre médecin ou à un autre membre de votre équipe de soins. Communiquer avec la Société canadienne du cancer, le Réseau canadien des survivants du cancer ou la Société de leucémie et lymphome du Canada peut également vous permettre d’entrer en contact avec des personnes-ressources ou d’avoir accès à des ressources. Les personnes atteintes de LLC peuvent également communiquer avec le Groupe de défense des patients de la LLC(en anglais seulement) ou Lymphome Canada.

Votre équipe de soins est également une source importante de soutien pour vous. Bien que ces personnes soient des professionnels de la santé, ce sont également des êtres humains; il est donc important d’entretenir une bonne relation avec eux, grâce à une communication ouverte et honnête.

Votre famille et vos amis veulent vous aider. Certaines personnes savent quoi dire et quoi faire, sans que vous ayez à leur dire quoi que ce soit. D’autres veulent vous aider, mais ne savent pas trop comment. Dans ces cas-là, vous pouvez faire le premier pas en commençant la conversation et en disant à la personne exactement ce dont vous avez besoin. Vous ne devez pas tenir pour acquis que l’autre personne saura comment vous aider. Dans d’autres cas, une personne pourrait vous dire : « Dis-moi ce que je peux faire pour aider ». Vous pouvez alors lui dire exactement quels sont vos besoins.

Voici quelques conseils utiles venant directement part de patients :

  • Demandez à vos proches de se renseigner sur votre maladie. De cette façon, ils comprendront mieux vos symptômes et ce que vous ressentez. Cela pourrait leur donner de nouvelles idées pour vous aider dans votre quotidien. Le seul fait qu’ils soient sensibilisés vous rendra tous plus à l’aise pour composer avec la leucémie. On se comprend souvent mieux les uns les autres lorsqu’on en sait davantage – parents et amis peuvent lire l’information présentée sur ce site ou sur d’autres sites Web, consulter des sources d’information fiables à la bibliothèque ou vous accompagner à certains de vos rendez-vous. Les sites Web de la Société de leucémie et lymphome du Canada, du Groupe de défense des patients de la LLC (en anglais seulement), de Lymphome Canada ou de Myélome Canada sont également d’excellentes sources de renseignements.
  • Demandez-leur du soutien. Il peut s’agir simplement d’une oreille attentive quand vous avez besoin de parler – même de sujets qui ne sont pas directement liés à votre leucémie. Entretenez les relations personnelles qui vous sont importantes. Faites part de ce que vous ressentez, tant sur le plan physique qu’émotionnel. Il y aura des moments où la douleur vous incommodera davantage et vous vous sentirez plus anxieux.
  • Soyez toujours sincère et honnête à propos de vos besoins. Il est préférable de donner aux autres une idée très précise de la façon dont ils peuvent vous aider. Voici quelques exemples de ce que vous pourriez demander à votre famille ou à vos amis :
    • Aider aux travaux ménagers, comme la cuisine, le ménage, les courses et l’entretien extérieur
    • Arroser les plantes d’intérieurs et le jardin
    • Tondre le gazon
    • Aller chercher le courrier
    • Prendre soin des animaux de compagnie
    • Vous conduire à vos rendez-vous médicaux
    • Conduire un enfant à l’école ou à d’autres activités et aller le chercher
    • Aller chercher une ordonnance à la pharmacie
    • Chercher des renseignements sur votre maladie ou sur d’autres sujets
    • Être la personne-ressource qui tient les autres au courant de votre état de santé

Les personnes atteintes du cancer peuvent vivre toute une gamme d’émotions. Bien qu’il soit difficile de composer avec certains sentiments, d’autres sont positifs. Pour certaines personnes la maladie les amène à apprécier la vie d’une autre façon.

La leucémie diffère d’un patient à l’autre et le traitement doit être adapté à chacun. L’important est de suivre attentivement les directives de l’équipe de soins au sujet des mesures et des médicaments à prendre. Persévérez dans la poursuite de votre traitement. Prenez des notes et communiquez régulièrement avec votre médecin à propos des effets de votre traitement. Si vous sentez qu’il y a un problème avec votre traitement ou que vous présentez des effets secondaires, contactez immédiatement votre médecin pour lui faire part de vos préoccupations. N’hésitez pas à poser des questions. Soyez proactif et participez aux décisions concernant votre santé. 

Voici quelques conseils sur la façon de tirer profit au maximum de vos rendez-vous avec les membres de votre équipe de soins :

  • Soyez sincère et honnête à propos de votre état de santé.
  • Si vous voulez qu’un de vos proches parle à votre équipe de soins, avec vous ou en votre nom, il vaut mieux choisir une personne pour jouer ce rôle. Cela permet d’éviter qu’un grand nombre de personnes posent les mêmes questions à votre équipe de soins.
  • Notez toute question que vous pourriez avoir et apportez votre liste de questions lors de votre prochain rendez-vous.
  • Prenez des notes.
  • Demandez le nom de la personne à contacter si quelque chose survient entre les rendez-vous prévus.
  • Essayez de ne pas devenir hostile ou de ne pas vous mettre en colère durant un rendez-vous, car cela peut nuire à la façon dont votre équipe de soins communique avec vous.

Des solutions au quotidien

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Pour la plupart des gens, atteints ou non d’un cancer, il est recommandé de faire de l’exercice, de manger sainement et d’avoir de bonnes habitudes de sommeil. Un mode de vie sain peut améliorer la qualité de vie de la plupart des gens.

Avant d’apporter des changements à votre mode de vie, consultez votre médecin.

De nombreux médecins encouragent leurs patients à faire de l’activité physique durant le traitement du cancer et la convalescence. Avant de commencer tout programme d’exercice, vous devez demander l’avis de votre médecin.

Faire de l’exercice après un traitement contre la leucémie peut offrir les bienfaits suivants :

  • Augmentation du niveau d’énergie
  • Diminution de la fatigue, de l’anxiété et de la dépression
  • Réduction du stress
  • Amélioration de la fonction cardiovasculaire
  • Meilleure estime de soi
  • Amélioration de la qualité de vie
  • Stimulation de l’appétit
  • Réduction des effets secondaires comme les nausées, la fatigue et la constipation 
  • Amélioration du sommeil 

Même si l’ajout d’exercice régulier à votre vie peut être un grand défi, il est important de se rappeler que l’exercice peut aussi vous aider à maintenir votre endurance, votre force et votre flexibilité. Si vous prévoyez pratiquer de nouvelles activités physiques, parlez-en d’abord avec votre équipe de soins. Si vous éprouvez des problèmes de santé pendant que vous faites de l’exercice, consultez rapidement un médecin.

Planifiez votre programme d’exercices

Après avoir reçu un diagnostic de cancer, consultez votre médecin avant de commencer un programme d’exercice, car certains programmes pourraient ne pas être appropriés pour vous, et ce, même si vous faisiez de l’exercice régulièrement avant de recevoir votre diagnostic. Si votre médecin vous dit que vous pouvez faire de l’exercice, ce serait une bonne idée de consulter un physiothérapeute ou tout autre professionnel de la santé spécialiste de l’exercice physique. Ces experts peuvent vous aider à élaborer un programme d’exercice qui vous convient.

Voici des mesures générales de précaution:

  • Ne faites pas d’exercice si vous souffrez d’anémie ou d’autres problèmes sanguins (par exemple, taux anormaux de sodium ou de potassium).
  • Évitez les lieux publics, notamment les gymnases, si votre taux de globules blancs est faible ou si votre système immunitaire est affaibli.
  • Évitez les surfaces inégales ou les exercices avec des poids qui pourraient causer des chutes ou des lésions.
  • Si vous souffrez d’ostéoporose, d’arthrite, d’une atteinte nerveuse ou d’un cancer qui s’est propagé aux os, évitez les poids lourds et les exercices qui exercent trop de pression sur les os.
  • Évitez les piscines si vous recevez de la radiothérapie, car le chlore peut irriter la peau dans la région du traitement.

Pour de l’information générale sur l’exercice physique, visitez la page Web sur l’activité physique de l’Agence de la santé publique du Canada.

Subir un traitement contre le cancer peut avoir des effets négatifs sur l’organisme. Après votre traitement, adopter un mode de vie sain est une bonne façon de retrouver de la force et de l’endurance, de gérer le stress, de composer avec la fatigue et les troubles du sommeil et de résoudre les problèmes de poids.

Prise en charge de la fatigue

Les patients peuvent décrire la fatigue comme une sensation de fatigue générale, une faiblesse, une lassitude, une lourdeur, une lenteur ou un manque d’énergie. La fatigue peut être le symptôme d’un faible nombre de globules rouges (anémie). Le nombre de globules rouges peut diminuer lorsque la moelle osseuse est touchée par la leucémie ou ses traitements. La fatigue peut également survenir en raison d’une mauvaise alimentation, de troubles du sommeil, de l’anxiété ou d’une dépression.

Si vous ressentez de la fatigue, parlez-en avec votre équipe de soins. On pourrait vous proposer ou vous prescrire des traitements, tels que des suppléments nutritionnels, une transfusion de sang, des comprimés de fer ou d’autres médicaments.

La fatigue liée au cancer n’est pas nécessairement soulagée par le sommeil et le repos. Ce type de fatigue disparaît généralement après la fin du traitement contre le cancer, mais les patients peuvent continuer de la ressentir pendant des mois, même des années plus tard.

Voici quelques méthodes pour composer avec la fatigue. Si vous prévoyez faire des changements dans votre mode de vie, parlez-en d’abord avec votre médecin :

  • L’exercice peut aider les personnes atteintes d’un cancer à se sentir mieux et à avoir plus d’énergie. Consultez la section sur l’exercice.
  • Planifier ses activités, se reposer et dormir suffisamment. Changer ses habitudes demande davantage d’énergie à l’organisme, alors conserver un horaire régulier peut améliorer le sommeil et augmenter le niveau d’énergie durant la journée.
  • Parlez à un conseiller de ce que vous ressentez. Réprimer ses sentiments et ses émotions peut aggraver la fatigue.

Chez les gens atteints d’un cancer, comme pour tout le monde d’ailleurs, une bonne alimentation est importante et permet de reprendre des forces. Les patients peuvent consulter le Guide alimentaire canadien pour les aider à faire des choix d’aliments sains après avoir reçu un traitement contre le cancer.

Les réactions alimentaires des gens durant un traitement contre la leucémie peuvent varier. Certaines personnes continuent d’avoir un bon appétit et le goût de manger. D’autres personnes ont de la difficulté à manger. En effet, manger peut représenter un défi en raison des effets secondaires dus au traitement ou des émotions, comme l’anxiété. Voici quelques suggestions pour vous aider à manger pendant votre traitement : 

  • Disposez vos aliments d’une façon attrayante dans l’assiette. 
  • Essayez de faire en sorte que l’heure du repas soit un moment relaxant et agréable. 
  • Essayez divers types d’aliments.  
  • Si vous avez de la difficulté à maintenir votre poids, pensez à manger plusieurs petites collations durant la journée, comme des céréales, du fromage, un fruit ou du yogourt. 
  • N’oubliez pas que ces difficultés alimentaires sont temporaires.  

Un ou une diététiste peut également vous aider à planifier des repas adaptés à vos besoins, à votre état de santé et à vos préférences alimentaires.

Les suppléments

La meilleure façon d’obtenir les vitamines et les minéraux dont vous avez besoin est d’adopter une alimentation saine et équilibrée, qui devrait vous fournir les quantités nécessaires pour rester en santé. Toutefois, prendre des multivitamines régulières et (ou) des suppléments de minéraux adaptés à votre groupe d’âge et à votre maladie pourrait être utile, mais vous devez consulter votre médecin avant d’en prendre.

Avant et après votre traitement contre la leucémie, vous vivrez probablement des émotions intenses, telles que de l’anxiété ou de la dépression.

Les façons de composer avec ces émotions sont notamment l’activité physique, une bonne alimentation, un bon équilibre entre les activités et le repos et une communication honnête au sujet de vos craintes et de vos préoccupations.

Obtenir du soutien d’autres personnes peut vous aider à préserver votre santé émotionnelle. La famille, les amis, les groupes religieux ou spirituels, les groupes d’entraide pour les personnes atteintes du cancer, les forums de soutien en ligne et les conseillers sont tous des options auxquelles vous pouvez avoir recours. C’est à vous de décider quelle personne ou quel groupe d’entraide vous convient le mieux. Il est très important que vous soyez à l’aise avec le cadre de soutien choisi. Si vous préférez parler avec une seule personne à la fois, un conseiller ou un ami de confiance pourrait être le meilleur choix. Si vous préférez parler avec d’autres patients atteints de leucémie qui vivent les mêmes choses que vous, opter pour un groupe d’entraide mis en place par une clinique locale peut être le meilleur choix pour vous. De nombreux programmes de soutien pour les personnes atteintes du cancer sont offerts dans des maisons de soins spécialisées locales. Communiquez avec la Société de leucémie et lymphome du Canada, le Groupe de défense des patients de la LLC (en anglais seulement), Lymphome Canada ou Myélome Canada.

Traitements complémentaires

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Lors de vos interactions avec la famille et les amis, et peut-être avec les membres d’un groupe d’entraide, vous pourriez entendre parler de divers traitements complémentaires et traitements de médecine douce contre le cancer en général, comprenant, entre autres, des vitamines, des plantes médicinales, des régimes alimentaires particuliers et l’acupuncture.

Consultez d’abord votre médecin avant d’entreprendre tout traitement complémentaire ou de médecine douce. Votre décision de vous tourner vers un traitement complémentaire ou de médecine douce est un choix personnel; toutefois, il est important que votre médecin soit mis au courant de votre décision, car cela pourrait avoir certains effets sur le traitement qu’il vous a prescrit.

Voici quelques exemples de traitements complémentaires :

Médicaments

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Les membres de votre équipe de soins discuteront avec vous des options de traitements qui s’offrent à vous.  

 

Pour prescrire un traitement contre la leucémie, il faut tenir compte des facteurs suivants :  

  • Type de leucémie 
  • État de santé général  
  • Âge  
  • Anomalies chromosomiques 

 

Les options de traitement varient aussi selon le type de leucémie :

 

Leucémie aiguë lymphoblastique (LAL)  

  • Chimiothérapie 
  • Traitement ciblé pour les patients porteurs du chromosome Philadelphie (Ph+)  
  • Radiothérapie 
  • Greffe de cellules souches 
  • Traitement de soutien 

  

Leucémie aiguë myéloblastique (LAM) 

Chimiothérapie  

  • Greffe de cellules souches 
  • Perfusion de lymphocytes provenant d’un donneur 
  • Radiothérapie 
  • Traitement de soutien 
  • Traitement ciblé par voie orale : la midostaurine, un inhibiteur du récepteur tyrosine kinase FLT3

  

Leucémie lymphoïde chronique (LLC) 

  • Attente vigilante 
  • Chimiothérapie  
  • Chimio-immunothérapie 
  • Anticorps monoclonaux  
  • Traitement ciblé 
  • Splénectomie 
  • Radiothérapie 
  • Traitement de soutien 

  

Leucémie myéloïde chronique (LMC) 

  • Traitement ciblé 
  • Greffe de cellules souches 
  • Perfusion de lymphocytes provenant d’un donneur 
  • Médicaments biologiques 
  • Chimiothérapie 
  • Chirurgie 
  • Radiothérapie 
  • Traitement de soutien 

  

Myélome multiple

  • Observation 
  • Radiothérapie avec ou sans chirurgie 
  • Chimiothérapie  
  • Chimiothérapie à forte dose avec greffe de cellules souches 
  • Corticostéroïdes, comme la dexaméthasone ou la prednisone, souvent administrés en association avec la chimiothérapie 
  • Agents immunomodulateurs  
  • Inhibiteurs du protéasome 
  • Anticorps monoclonaux  

 

En plus de toutes les options de traitement mentionnées ci-dessus, votre médecin pourrait vous recommander de participer à une étude clinique. 

Selon le stade de votre cancer et le traitement prescrit, vous pourriez avoir dans votre équipe soignante au moins un des spécialistes suivants :

  • Diététiste 
  • Omnipraticien 
  • Oncologue médical 
  • Ergothérapeute 
  • Oncologue 
  • Pathologiste 
  • Pharmacien 
  • Physiothérapeute 
  • Psychologue 
  • Radio-oncologue 
  • Radiothérapeute 
  • Radiologiste 
  • Chirurgien 
  • Chirurgien oncologue 

 

D’autres professionnels de la santé pourraient également en faire partie, comme des infirmiers et des travailleurs sociaux.  

Lors d’une greffe de cellules souches, des cellules souches provenant d’une personne en bonne santé (le donneur) sont administrées à la personne atteinte de leucémie (le receveur).

Si vous avez une LAL, votre équipe de soins élaborera un plan de traitement en fonction de vos besoins. Les choix de traitement comprennent les suivants :  

 

Chimiothérapie 

La chimiothérapie est le traitement principal de la LAL. Elle peut être administrée sur une longue période, habituellement pendant 2 à 3 ans.  

 

En général, le traitement comporte 2 phases :  

  • Un traitement d’induction qui comprend habituellement au moins 2 médicaments chimiothérapeutiques (certains sont pris par voie orale [par la bouche], alors que d’autres sont administrés par perfusion). 
  • Des traitements de consolidation et d’entretien et une prophylaxie du système nerveux central, administrés après l’obtention d’une rémission. Votre cancer pourrait récidiver sans l’administration de ces traitements pendant la rémission. 

 

La prophylaxie du système nerveux central est utilisée pour empêcher que la leucémie ne se propage au liquide céphalorachidien.  

 

Traitement ciblé (porteurs du chromosome Philadelphie

Un adulte sur cinq et un faible pourcentage d’enfants atteints de LAL sont porteurs du chromosome Philadelphie (Ph+). Cela signifie qu’ils présentent une anomalie chromosomique particulière. 

Chez les personnes ayant le chromosome Philadelphie dans leurs cellules leucémiques (LAL Ph+), un traitement ciblé au moyen d’un médicament, appelé inhibiteur de la tyrosine kinase, sera administré dans le cadre de la chimiothérapie.  

 

Radiothérapie 

La radiothérapie peut également être proposée, principalement pour empêcher la LAL de se propager au système nerveux central, pour soulager la douleur si la leucémie s’est propagée aux os, avant une greffe de cellules souches ou pour réduire la taille d’une tumeur qui comprime un organe vital.  

 

Greffe de cellules souches 

Une fois les personnes atteintes de LAL en rémission, une greffe de cellules souches pourrait leur être proposée; cependant, la greffe et les médicaments chimiothérapeutiques administrés avant la greffe peuvent causer des effets secondaires graves. Pour cette raison, cette stratégie de traitement est proposée seulement à certaines personnes.  

 

Traitement de soutien 

Le traitement contre la LAL entraîne souvent des complications. Dans ces cas, votre équipe de soins pourrait considérer les options thérapeutiques suivantes : 

  • Transfusions sanguines en cas de diminution du nombre de cellules sanguines 
  • Antibiotiques, antiviraux ou antifongiques contre les infections 
  • Facteurs de croissance pour stimuler la production de globules blancs 
  • Leucaphérèse pour éliminer le surplus de globules blancs 
  • Médicaments contre le syndrome de lyse tumorale 

 

Effets secondaires 

Les traitements contre la LAL peuvent causer des effets secondaires, particulièrement la chimiothérapie et la greffe de cellules souches : 

  • Diminution du nombre de cellules sanguines  
  • Infection 
  • Réaction du greffon contre l’hôte (cela signifie que les cellules immunitaires des cellules souches du donneur attaquent par erreur les cellules normales du patient receveur) 
  • Calculs rénaux 
  • Anémie 
  • Lésions buccales 
  • Diarrhée 
  • Perte de cheveux 
  • Nausées et vomissements 
  • Fatigue 
  • Perte d’appétit 

Si vous avez une LAM, votre équipe de soins élaborera un plan de traitement en fonction de vos besoins, qui pourrait inclure diverses options thérapeutiques :   

 

Chimiothérapie  

La chimiothérapie est le traitement principal de la LAM. Le traitement des patients se divise en deux phases : traitement d’induction et traitement de consolidation/d’entretien après l’obtention d’une rémission.  

La LAM se propage au système nerveux central dans seulement 5 % des cas, donc généralement, on n’administre pas de traitement préventif. S’il y a propagation, la chimiothérapie est administrée directement dans le liquide céphalorachidien, en association avec une chimiothérapie systémique (avec ce traitement, le ou les médicaments circulent dans la circulation sanguine). 

 

Traitement ciblé  

Un traitement ciblé comprend des médicaments ou d’autres substances qui ciblent des molécules précises (médicaments à action ciblée)  jouant un rôle dans la croissance des cellules cancéreuses. Un des bienfaits additionnels que procurent les médicaments à action ciblée, c’est qu’ils limitent les dommages causés aux cellules saines (contrairement à la chimiothérapie).

La midostaurine est l’un des médicaments à action ciblée actuellement commercialisés au Canada. Ce médicament peut être ajouté à la chimiothérapie chez les personnes dont les cellules leucémiques présentent une mutation d’un gène appelé FLT3. Environ un tiers des personnes atteintes de LAM sont porteurs d’une mutation du gène FLT3.

 

Greffe de cellules souches 

Pendant la rémission, une greffe de cellules souches peut être proposée aux patients atteints de LAM; cependant, la greffe et les médicaments chimiothérapeutiques administrés avant la greffe peuvent causer des effets secondaires graves. Pour cette raison, cette stratégie de traitement est proposée seulement à certains patients.  

 

Perfusion de lymphocytes provenant d’un donneur 

Si une récidive survient après une greffe de cellules souches, les lymphocytes du donneur seront administrés au patient au moyen d’une ou de plusieurs perfusions.  

 

Radiothérapie 

Dans diverses circonstances, la radiothérapie peut également être proposée, principalement dans les cas de LAM s’étant propagée au système nerveux central, pour soulager la douleur si la leucémie s’est propagée aux os, avant une greffe de cellules souches ou pour réduire une accumulation de cellules leucémiques (blastiques) à l’extérieur de la moelle osseuse.  

 

Traitement de soutien 

Le traitement de la LAM entraîne souvent des complications. Dans ces cas, votre équipe de soins pourrait envisager les options suivantes : 

  • Transfusions sanguines en cas de diminution du nombre de cellules sanguines 
  • Antibiotiques, antiviraux ou antifongiques contre les infections 
  • Facteurs de croissance pour stimuler la production de globules blancs 
  • Leucaphérèse pour éliminer le surplus de globules blancs 
  • Médicaments contre le syndrome de lyse tumorale 

 

Effets secondaires 

Les traitements de la LAM peuvent causer des effets secondaires, particulièrement la chimiothérapie et la greffe de cellules souches : 

  • Diminution du nombre de cellules sanguines 
  • Infection
  • Réaction du greffon contre l’hôte (cela signifie que les cellules immunitaires des cellules souches du donneur attaquent par erreur les cellules saines du patient receveur) 
  • Calculs rénaux 
  • Fatigue 
  • Perte des cheveux temporaire 
  • Nausées et vomissements 
  • Diarrhée 
  • Éruptions cutanées 
  • Lésions buccales 

Si vous avez une LLC, votre équipe de soins élaborera un plan de traitement en fonction de vos besoins et de votre niveau de risque. Les choix de traitement comprennent les suivants : 

 

Attente vigilante 

Si la LLC est stable, sans symptômes apparents, on surveillera votre état de santé afin de déceler tout signe d’évolution de la maladie. Le cas échéant, un traitement sera instauré.  

Un traitement est instauré seulement si vous présentez au moins l’une des indications de traitement suivantes :

  • Moelle osseuse incapable de répondre aux besoins de votre organisme en cellules sanguines saines – en cas d’anémie (baisse du nombre de globules rouges) et (ou) de baisse du nombre de plaquettes
  • Rate volumineuse (splénomégalie), augmentation graduelle du volume de la rate ou augmentation du volume de la rate associée à des symptômes. 
  • Ganglions lymphatiques volumineux, augmentation graduelle du volume des ganglions lymphatiques ou augmentation du volume des ganglions lymphatiques associée à des symptômes. 
  • Augmentation du nombre de globules blancs de plus de 50 % sur une période de 2 mois ou du double en moins de 6 mois. 
  • Faible nombre de globules rouges ou de plaquettes qui n’augmentent pas après des traitements standards. 
  • Symptômes « B », définis comme la présence d’au moins un des signes ou symptômes suivants associés à la LLC : 
    • perte de poids involontaire d’au moins 10 % au cours des 6 derniers mois; 
    • fatigue
    • fièvre supérieure à 38 °C depuis au moins 2 semaines, sans signe d’infection;  
    • sueurs nocturnes intenses depuis plus de 1 mois, sans signe d’infection.

 

Chimiothérapie  

La chimiothérapie, seule ou en association avec d’autres médicaments, peut être utilisée pour le traitement de la LCC. Le traitement permet de maîtriser le nombre de cellules sanguines, accroître le nombre de globules rouges et de plaquettes, et de réduire l’enflure de la rate et des ganglions lymphatiques.  

Bon nombre de médicaments chimiothérapeutiques sont administrés directement dans une veine à l’aide d’une aiguille (par voie intraveineuse ou par perfusion intraveineuse). Toutefois, certains médicaments sont pris par la bouche (gélules ou comprimés).

 

Les médicaments chimiothérapeutiques standards pour le traitement de la LLC, administrés seuls ou en association, comprennent les suivants :

  • Fludarabine  
  • Cyclophosphamide  
  • Bendamustine  
  • Chlorambucil  
  • Doxorubicine  
  • Tirofiban  

 

On traite également la LLC à l’aide d’une association de médicaments chimiothérapeutiques et d’anticorps monoclonaux. Les traitements d’association courants comprennent les suivants :

  • Fludarabine, cyclophosphamide et rituximab (FCR) 
  • Chlorambucil et obinutuzumab (CO) 
  • Bendamustine et rituximab (BR) 

 

Traitement ciblé et anticorps monoclonaux 

Ce type de traitement peut être administré dans les cas de LLC à risque intermédiaire et à risque élevé. Les médicaments à action ciblée agissent sur certaines particules qui se trouvent à la surface des cellules cancéreuses. Ces particules sont responsables d’envoyer des signaux qui indiquent à la cellule de croître ou de se diviser. Les traitements ciblés aident à arrêter ces signaux et, par conséquent, maîtrisent la croissance et la propagation des cellules cancéreuses.  

Les traitements ciblés sont souvent offerts sous forme de comprimés. Cela permet aux patients de prendre leur médication à la maison.

Le traitement ciblé fait généralement partie du traitement de première intention. Cependant, certains des médicaments à action ciblée peuvent également être utilisés lorsque la LLC est difficile à traiter (par exemple, après l’essai d’autres traitements).

L’ibrutinib, l’idélalisib et le vénétoclax sont des médicaments à action ciblée administrés par voie orale, commercialisés au Canada pour le traitement de la LLC.

Parmi les traitements ciblés, on compte les traitements par des anticorps monoclonaux. Un anticorps monoclonal peut se lier lui-même à une cellule cancéreuse et tuer la cellule. L’obinutuzumab et le rituximab sont des anticorps monoclonaux qui ciblent la protéine CD20 à la surface de certaines cellules; ces anticorps monoclonaux peuvent être utilisés avec ou sans chimiothérapie.

Le traitement par des anticorps est généralement administré en association avec des médicaments chimiothérapeutiques. C’est ce que l’on appelle l’immunochimiothérapie. Tout comme un grand nombre de médicaments chimiothérapeutiques, les traitements par des anticorps sont administrés directement dans une veine à l’aide d’une aiguille (perfusion intraveineuse) ou sous la peau (injection sous-cutanée).

 

Intervention chirurgicale 

Il se peut qu’on procède à une splénectomie (ablation de la rate) si la rate a grossi et cause des douleurs au patient. Cela pourrait améliorer le nombre de cellules sanguines.  

 

Radiothérapie 

Dans diverses circonstances, la radiothérapie peut être utilisée pour réduire le volume de la rate si la chimiothérapie est inefficace, pour soulager la douleur causée par une accumulation de cellules leucémiques (blastiques) dans la moelle osseuse ou pour réduire le volume des ganglions lymphatiques. Parfois, l’augmentation du volume des ganglions lymphatiques, de la rate, du foie ou de tout autre organe bloque le fonctionnement d’une région environnante de l’organisme.

 

Traitement de soutien 

Le traitement de la LLC entraîne souvent des complications. Dans ces cas, votre équipe de soins pourrait envisager les options suivantes :  

  • Transfusions sanguines en cas de diminution du nombre de cellules sanguines 
  • Perfusions d’immunoglobulines pouvant prévenir les infections récurrentes 
  • Antibiotiques, antiviraux ou antifongiques contre les infections 
  • Facteurs de croissance pour stimuler la production de globules blancs 
  • Leucaphérèse pour éliminer le surplus de globules blancs 
  • Médicaments contre le syndrome de lyse tumorale 

 

Greffe de cellules souches 

Les cellules souches se divisent rapidement; elles peuvent donc être éliminées par la chimiothérapie et la radiothérapie. Parfois, les personnes atteintes de LLC reçoivent une chimiothérapie à forte dose, souvent suivie d’une irradiation corporelle totale. Cependant, cette série de traitements peut détruire toutes les cellules souches et exposer la personne à un risque très élevé d’infection.

Pour traiter ce problème, la personne reçoit un « traitement de secours », c’est-à-dire des cellules souches d’un donneur – c’est ce que l’on appelle une greffe de cellules souches.

 

Effets secondaires 

En ce qui a trait aux effets secondaires, il est important de comprendre ce qui suit :

  • Les personnes atteintes de LLC ne présentent pas toutes des effets secondaires, les mêmes effets secondaires ou des effets secondaires de même intensité. 
  • Les effets secondaires ne sont pas toujours graves; ils peuvent être d’intensité légère. 
  • Des traitements différents ont des effets secondaires différents. 
  • Il existe des traitements efficaces qui peuvent réduire les effets secondaires ou les prévenir. 

 

Les traitements contre la LLC peuvent causer des effets secondaires, particulièrement la chimiothérapie et le traitement par un anticorps monoclonal : 

  • Fatigue extrême 
  • Infections 
  • Perte de cheveux 
  • Nausées et vomissements 
  • Diarrhée 
  • Constipation 
  • Lésions buccales 
  • Douleurs physiques 
  • Hypotension 
  • Diminution du nombre de cellules sanguines 
  • Anémie 

Si vous avez une LMC, votre équipe de soins élaborera un plan de traitement en fonction de vos besoins. Les choix de traitement comprennent les suivants :  

 

Traitement ciblé 

Dans les cas de LMC, un traitement ciblé est prescrit lorsque les cellules leucémiques portent le chromosome Philadelphie; on parle alors d’une LMC à chromosome Philadelphie positif (Ph+).

Chez la plupart des patients atteints de LMC, le traitement classique consiste en l’administration d’inhibiteurs de la tyrosine kinase. D’autres médicaments peuvent être associés aux inhibiteurs de la tyrosine kinase. 

 

Les inhibiteurs de la tyrosine kinase suivants sont utilisés dans le traitement de la LMC :

  • Imatinib  
  • Dasatinib  
  • Nilotinib  
  • Bosutinib  
  • Pontatinib  

 

Greffe de cellules souches  

Au cours de la phase chronique de la maladie, la greffe de cellules souches est rarement réalisée en raison du risque élevé qu’elle représente. Si la LMC devient résistante au traitement ciblé ou à la biothérapie, les cellules souches peuvent être utilisées dans le traitement de la maladie.   

 

Perfusion de lymphocytes provenant d’un donneur 

Si une récidive survient après une greffe de cellules souches, les lymphocytes du donneur seront administrés au patient au moyen d’une ou de plusieurs perfusions.  

 

Biothérapie 

La biothérapie par l’interféron alpha a été l’un des traitements principaux de la LMC. Maintenant, elle est surtout proposée aux patients atteints de LMC résistante au traitement ciblé.  

 

Chimiothérapie 

La chimiothérapie est administrée avant une greffe de cellules souches chez les patients atteints de LMC ou dans les cas de LMC résistante au traitement ciblé. 

 

Intervention chirurgicale 

Il se peut qu’on procède à une splénectomie (ablation de la rate) si la rate a grossi et cause des douleurs au patient. Cela pourrait améliorer le nombre de cellules sanguines.  

 

Radiothérapie 

Dans diverses circonstances, la radiothérapie peut être proposée pour réduire le volume de la rate si la chimiothérapie est inefficace, pour soulager la douleur causée par une accumulation de cellules leucémiques (blastiques) à l’extérieur de la moelle osseuse, pour traiter la LMC qui s’est propagée au-delà de la moelle osseuse ou pour traiter l’ensemble de l’organisme avant une greffe de cellules souches. 

 

Traitement de soutien 

Le traitement de la LMC entraîne souvent des complications. Dans ces cas, votre équipe de soins pourrait envisager les options suivantes :  

  • Transfusions sanguines en cas de diminution du nombre de cellules sanguines 
  • Antibiotiques, antiviraux ou antifongiques contre les infections 
  • Facteurs de croissance pour stimuler la production de globules blancs 
  • Leucaphérèse pour éliminer le surplus de globules blancs 
  • Médicaments contre le syndrome de lyse tumorale 

 

Effets secondaires 

Les traitements contre la LMC peuvent causer des effets secondaires : 

  • Troubles cardiaques 
  • Symptômes semblables à ceux de la grippe 
  • Fatigue persistante 
  • Perte de poids 
  • Diarrhée 
  • Dépression 
  • Lésions buccales 

Avertissement 

Veuillez noter que les renseignements présentés sur ce site Web ne sont pas destinés à remplacer les conseils fournis par un médecin ou les traitements prescrits par un médecin. Vous ne devez pas utiliser ces renseignements pour diagnostiquer ou traiter une maladie ou un problème de santé. Consultez votre médecin ou un autre professionnel de la santé si vous avez des questions concernant votre état de santé, vos symptômes ou vos options de traitement.