Endométriose

À propos de Endométriose

Si vous souffrez d’endométriose, ou si une femme qui vous est proche en est atteinte, cette section consacrée aux traitements médicamenteux et aux traitements complémentaires vous intéressera. Plus particulièrement, on y souligne l’importance d’un réseau de soutien et on y fournit des conseils pratiques pour faciliter le quotidien des personnes atteintes.

Qu’est-ce que l’endométriose?

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Votre cycle menstruel et l’endométriose

Pour la plupart des femmes, le cycle menstruel dure environ 28 jours. Chaque mois, sous l’effet d’un signal envoyé par le cerveau, vos ovaires produisent des hormones sexuelles (les œstrogènes et la progestérone) qui stimulent l’ovulation. Pendant les premières semaines de chaque cycle, la membrane qui tapisse l’intérieur de l’utérus épaissit et se développe. Si vous ne devenez pas enceinte, la membrane est évacuée lors des menstruations.

Chez les femmes souffrant d’endométriose, les lésions implantées à l’extérieur de l’utérus réagissent aux fluctuations du taux d’œstrogènes, qui sont des hormones féminines importantes. Ces lésions se comportent comme la membrane qui tapisse l’intérieur de l’utérus; elles se développent, puis se dégradent et saignent durant le cycle menstruel.

De mois en mois, la dégradation et les saignements peuvent causer de l’inflammation et  la formation de cicatrices, qui peuvent à leur tour entraîner de la douleur, surtout avant et pendant les menstruations. Certaines femmes présentent des douleurs pelviennes et abdominales (non associées à leur cycle menstruel) sur une base quotidienne, qui peuvent durer pendant 6 mois ou plus. 

Les lésions d’endométriose peuvent varier en forme et en couleur. Elles peuvent être aussi petites que des grains de sable ou aussi grosses qu’un pamplemousse.

L’endométriose est une affection chronique et récurrente caractérisée par la présence de tissu de type endométrial (le tissu qui recouvre normalement l’intérieur de l’utérus) à l’extérieur de l’utérus. Elle touche les ovaires, les trompes de Fallope, la surface externe de l’utérus, la vessie, les intestins, le rectum, les uretères et les ligaments. Plus rarement, elle a été observée dans des régions autres que le pelvis et l’abdomen, comme les poumons, le cerveau, la peau, les bras et les cuisses.

Les fragments de tissu endométrial qui croissent à l’extérieur de l’utérus peuvent aussi être appelés lésions, nodules, kystes, masses ou implants. On les retrouve le plus souvent sur les ovaires, les trompes de Fallope et les surfaces externes de l’utérus, des intestins et d’autres organes de l’abdomen. Les fragments de tissu peuvent causer de la douleur, des lésions internes et des adhérences (bandes de tissu cicatriciel pouvant relier des organes de façon inappropriée).

L’endométriose N’est PAS une forme de cancer et peut être prise en charge avec succès de diverses façons.

Quelle est la cause de l’endométriose?

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Causes de l’endométriose

Bien que la cause exacte de cette affection soit inconnue, plusieurs théories ont été avancées :  

  • Le sang menstruel transportant des cellules endométriales pourrait remonter par les trompes de Fallope jusque dans la cavité pelvienne.
  • Les lésions pourraient apparaître si le système immunitaire n’est pas suffisamment actif pour empêcher leur croissance et leur prolifération.
  • Des cellules endométriales pourraient circuler dans le système sanguin ou les vaisseaux lymphatiques jusqu’à la cavité pelvienne.
  • Certains types de cellules dans l’abdomen pourraient réagir aux hormones en se transformant en cellules endométriales.
  • Certaines femmes pourraient être porteuses de gènes qui les prédisposent à l’endométriose; selon les résultats de recherches dans le domaine, le risque qu’une femme soit atteinte d’endométriose est de 15 % plus élevé si sa mère en a souffert.
  • L’endométriose pourrait se manifester lorsque des cellules endométriales s’infiltrent directement dans une incision pratiquée durant une intervention chirurgicale, par exemple, une césarienne.

 

L’endométriose et le rôle des hormones

Bien qu’on ne connaisse pas la cause de l’endométriose, des experts ont observé que la présence d’œstrogènes l’aggravait. Or, les œstrogènes sont présents en grande quantité durant la période de fertilité de la femme – de l’adolescence à la quarantaine avancée. Étant donné que l’endométriose est un processus qui dépend des œstrogènes, elle est susceptible d’apparaître pendant la période de fertilité.

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L'hypothalamus, glande située dans le cerveau, sécrète la GnRH, ou hormone de libération des gonadotrophines.

La GnRH donne à l'hypophyse - autre glande du cerveau - le signal de libérer la LH (homorne lutéinisante) et la FSH (homorne folliculostimulante).

La LH et FSH stimulent la production d'oestrogènes et de progestérone par les ovaires; à leur tour, les oestrogènes et la progestérone agissent sur le tissu endométrial.

À la ménopause (moment qui survient 12 mois après la dernière menstruation), la quantité d’œstrogènes dans le corps diminue, et les menstruations cessent pour de bon. Les symptômes de l’endométriose ont tendance à s’atténuer lorsque la femme atteint la ménopause.

Existe-t-il d’autres affections associées à l’endométriose?

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Si vous souffrez d’endométriose, vous pourriez également développer d’autres affections, par exemple : 

 

  • Altération de la fertilité :
    De un tiers à la moitié des femmes atteintes d’endométriose ont de la difficulté à concevoir. Étant donné qu’il peut être plus difficile pour les femmes atteintes d’endométriose de devenir enceinte, les médecins pourraient leur conseiller de ne pas reporter à plus tard leurs projets d’avoir des enfants.
  • Adhérences :
    Les adhérences sont des bandes de tissu fibreux qui peuvent relier entre eux le tissu pelvien et les organes. Il est possible de les enlever par chirurgie, mais elles peuvent réapparaître.
  • Kystes ovariens :
    Il s’agit de kystes remplis de liquide qui se forment sur ou dans l’ovaire et qui peuvent devenir très gros et douloureux. Il est possible de les enlever par chirurgie, mais ils peuvent réapparaître.
  • Cancer :
    Certaines études portent à croire que l’endométriose augmente le risque de cancer de l’ovaire. Bien que rare, un autre type de cancer appelé adénocarcinome associé à l’endométriose peut apparaître plus tard chez les femmes atteintes d’endométriose.

 

Si vous êtes atteinte d’une de ces affections connexes, votre gynécologue ou votre médecin de famille pourrait vous orienter vers d’autres spécialistes (p. ex., un oncologue) ou cliniques (p. ex., une clinique de fertilité), afin qu’ils vous prennent en charge en fonction de leur expertise respective.  

Quels sont les effets de l’endométriose?

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Symptômes courants 

Vos symptômes d’endométriose peuvent changer au fil du temps, mais vous avez probablement présenté l’un ou plusieurs des symptômes suivants :

  • Crampes menstruelles intenses accompagnées de douleurs (elles peuvent commencer quelques jours avant vos règles et durer jusqu’à la fin de vos règles) 
  • Douleurs pelviennes (dans le bas-ventre)  
  • Douleurs pendant les rapports sexuels  
  • Douleurs dans le bas du dos ou du ventre 
  • Fatigue 
  • Saignements irréguliers ou abondants  
  • Douleurs en urinant ou en allant à la selle 
  • Les symptômes suivants peuvent survenir durant vos menstruations : 
  • Difficultés à devenir enceinte 

 

L’endométriose peut entraîner des douleurs intenses, cycliques ou constantes, dans le bassin ou le bas-ventre, qui perturbent vos activités quotidiennes habituelles, votre santé et votre bien-être.

Pour vous aider à signaler tous les symptômes à votre médecin, remplissez le questionnaire suivant et apportez-le avec vous lors de votre prochain rendez-vous.

 

Vos symptômes 

Chaque femme éprouve ses propres symptômes. Ceux-ci peuvent s’aggraver pendant les règles ou se manifester au milieu de chaque cycle.

Répondez par « oui » ou par « non » aux questions suivantes : 

Crampes

  • Devez-vous limiter vos activités habituelles chaque mois en raison de règles douloureuses?
  • Les crampes sont-elles plus douloureuses d’année en année?
  • Vos crampes sont-elles très intenses?
  • Les crampes sont-elles accompagnées de nausées, de vomissements ou de troubles intestinaux (p. ex., constipation ou diarrhée)?

Oui

Non

Douleurs pelviennes

  • Est-ce que certains mouvements ou certaines positions entraînent des douleurs pelviennes?
  • Avez-vous des douleurs dans le bas du dos avant ou pendant vos règles?
  • Éprouvez-vous de la douleur lorsque vous urinez ou lorsque vous allez à la selle?

Oui

Non

Douleurs pendant les rapports sexuels

  • Évitez-vous les relations sexuelles en raison de douleurs?
  • Avez-vous des douleurs profondes dans le vagin pendant les relations sexuelles?
  • Les relations sexuelles sont-elles plus douloureuses à certains moments pendant le mois ou dans certaines positions?

Oui

Non

Quelles parties du corps sont touchées?

L’endométriose se manifeste généralement dans les parties suivantes de votre corps : 

  • Ovaires 
  • Trompes de Fallope 
  • Ligaments qui soutiennent l’utérus (appelés ligaments utérosacrés) 
  • Espace entre l’utérus et le rectum (appelé cul-de-sac postérieur) 
  • Espace entre l’utérus et la vessie (appelé cul-de-sac antérieur) 
  • Surface externe de l’utérus 
  • Paroi de la cavité pelvienne 

 

À l’occasion, on peut également trouver du tissu de type endométrial ailleurs dans l’organisme, par exemple : 

  • Intestins 
  • Rectum 
  • Vessie 
  • Vagin 
  • Col de l’utérus 
  • Vulve 
  • Cicatrices dues à une opération dans l’abdomen

 

Source de l'image: hopkinsmedicine.org
Image et lien disponibles en anglais seulement

 

 

Votre professionnel de la santé peut avoir recours à la laparoscopie pour évaluer le stade de votre endométriose. Cette information pourrait lui être utile pour planifier le traitement et en faire le suivi.

Les stades sont classés comme suit : endométriose minime (stade I), légère (stade II), modérée (stade III) ou grave (stade IV).

Plusieurs facteurs sont pris en compte pour déterminer le stade, notamment le nombre, la taille et l’emplacement des lésions. Le stade dépend aussi de la région touchée et de la distance entre les lésions et les autres organes.

Il est important de se rappeler que le stade de l’endométriose n’est pas un indicateur du degré de douleur ressentie, du risque d’infertilité ou même des symptômes présents. Il est possible pour une femme au stade 1 de ressentir d’intenses douleurs et pour une femme au stade 4, de n’avoir aucun symptôme.

 

 

Le soutien est primordial

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Personne n’est fait pour vivre seul. Encore moins lorsqu’on est atteinte d’endométriose. Vos amis et votre famille peuvent vous aider, de même que les professionnels de la santé qui vous traitent.

Vivre avec une maladie chronique peut créer un sentiment d’isolement et de tristesse, particulièrement lorsque vous devez changer vos habitudes quotidiennes, voir de nombreux professionnels de la santé et apprendre des termes médicaux. Mais vous n’êtes pas obligée de vivre cela en solitaire.

Quand on est atteinte d’endométriose, il est essentiel de maintenir une bonne communication avec sa famille, ses amis et ses collègues de travail. Si on ne leur parle pas ouvertement, ils n’auront aucune idée de ce qu’on vit réellement.  

Voici quelques conseils utiles provenant de patientes atteintes d’endométriose : 

  • Demandez à vos proches de se renseigner sur votre maladie. Ainsi, ils comprendront vos symptômes ou même vous accompagneront à vos rendez-vous. Ils peuvent lire ce site ou d’autres sites Web ou encore consulter des sources fiables, comme les bibliothèques ou notre section Ressources.
  • Dites-leur que vous avez besoin de leur soutien. Il peut s’agir simplement d’une oreille attentive quand vous avez besoin d’en parler. Expliquez-leur qu’avec les maladies, certains jours peuvent être plus difficiles.  
  • Soyez toujours ouverte et honnête à propos de votre endométriose. Ce n’est qu’ainsi que les gens pourront vous aider. Si vous avez déjà dit à un ami ou à un membre de la famille « tu ne sais pas ce que c’est », c’est peut-être que vous ne le leur avez jamais expliqué. 

Lorsque nous arrêtons de faire les choses que nous aimons, notre humeur change, la douleur semble plus intense et il est plus difficile de se motiver. Il est essentiel de continuer à s’amuser dans la vie — faites-en une priorité absolue. C’est bon pour votre moral, vos relations et votre niveau d’énergie. Trouvez au moins une activité qui vous plaît — même une toute petite — que vous pouvez faire chaque semaine, sans y manquer, ainsi qu’une autre que vous pouvez faire chaque jour. Lorsqu’elles seront intégrées à votre quotidien, vous vous sentirez mieux et voudrez en faire plus.

L’endométriose diffère d’une patiente à l’autre et le traitement doit être adapté à chacune. Il est important de communiquer régulièrement à votre médecin vos progrès et les effets de votre traitement. Respectez les consignes de traitement chaque jour, car il peut s’écouler un certain temps avant que le médicament agisse. Si vous sentez qu’il y a un problème avec votre traitement ou que vous éprouvez des effets secondaires, contactez immédiatement votre médecin pour essayer d’autres traitements. N’hésitez pas à poser des questions et à participer aux décisions qui concernent votre santé. Surtout, rappelez-vous que plusieurs solutions s’offrent à vous et que si l’une d’entre elles s’avère inefficace, la suivante pourrait bien être la bonne. 

Des solutions au quotidien

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Si vous souffrez d’endométriose, demandez conseil à votre professionnel de la santé. Bien qu’il n’existe pas encore de remède pour guérir l’endométriose, un mode de vie sain favorise certainement une bonne santé générale. 

Conseil : Tenez un journal de votre état de santé pour noter les douleurs et autres symptômes que vous avez ressentis. Inscrire le moment auquel survient un symptôme, sa durée, sa gravité et le type de symptôme dont il s’agit vous permettra de faire ressortir des tendances. Connaître ces tendances peut vous aider à prédire à quel moment vous êtes plus susceptible de ressentir de la douleur, ce qui vous permettra de composer plus facilement avec la situation. Un journal peut aussi être utile lors des visites chez votre médecin. Plusieurs types de journaux à remplir sont offerts gratuitement en ligne (site Web ou application).

Faire de l’exercice régulièrement peut aider les femmes souffrant de douleurs dues à l’endométriose. L’organisme produit des substances chimiques appelées endorphines pendant l’exercice. Ces endorphines peuvent aider à réduire la douleur.

Certains médecins recommandent la pratique du tai-chi, du yoga, de techniques de pleine conscience et de méditation pour aider à soulager les douleurs. Les scientifiques laissent entendre également que la pratique régulière de la course à pied, de la bicyclette, de la natation et d’autres activités aérobiques pourrait aider à réduire les douleurs durant les règles.

Un régime alimentaire sain conforme au Guide alimentaire canadien est recommandé pour la plupart des personnes.

L’endométriose peut causer de l’inflammation, laquelle peut provoquer des douleurs pelviennes. Adopter un « régime alimentaire anti-inflammatoire » pourrait aider à réduire les douleurs pelviennes.

Les mesures suivantes ont été recommandées aux femmes souffrant d’endométriose :

  • Manger des aliments « anti-inflammatoires » comme ceux renfermant des acides gras oméga-3 (que l’on trouve dans de nombreux types de poissons) ainsi que des légumes, des noix, des graines et des avocats.  
  • Réduire la consommation de viande rouge, car les dioxines et les biphényles polychlorés s’accumulent souvent dans les graisses animales.  
  • Réduire la consommation de sucre et de glucides raffinés, car ces types d’aliments peuvent contribuer à l’inflammation.  
  • Étant donné que les produits laitiers augmentent la production de prostaglandines, substance pouvant provoquer des douleurs, certains médecins recommandent d’en réduire la consommation.  

 

Il est également important de maintenir un poids santé. Les femmes qui ont un excès de poids produisent plus d’œstrogènes, ce qui peut augmenter la douleur. Il est également important de boire suffisamment de liquide et de manger des aliments riches en fibres pour favoriser la régularité intestinale et prévenir la constipation.

Voici deux façons d’utiliser la chaleur pour soulager la douleur causée par l’endométriose :

  • Prendre des bains chauds 
  • Placer une bouillotte ou un coussin chauffant sur son ventre 

 

Environ 60 % des femmes atteintes d’endométriose éprouvent des douleurs durant les rapports sexuels. Ces douleurs peuvent varier en fonction du cycle menstruel. C’est donc une bonne idée de noter dans un journal le degré d’intensité des douleurs et d’essayer d’avoir des rapports sexuels lorsqu’elles sont moins intenses. Ce pourrait être juste après vos règles, mais cela peut varier.

Essayez différentes positions sexuelles. Étant donné que la pénétration profonde du pénis est souvent la cause des douleurs, essayez des positions qui limitent la profondeur de la pénétration. Pour plus de renseignements sur les façons de composer avec les rapports sexuels douloureux, visitez le site Web Women’s Health Matters.

Traitements complémentaires

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Pour certaines personnes atteintes d’endométriose, les traitements d’appoints et les traitements de médecine douce — qui ne sont pas considérés comme faisant partie des remèdes traditionnels occidentaux — sont des options qui peuvent être envisagées. Informez-vous auprès de votre professionnel de la santé au sujet de ces autres traitements. 

Certaines douleurs pelviennes dues à l’endométriose pourraient être associées à des problèmes articulaires ou musculaires. Une évaluation en physiothérapie peut aider à déterminer la nature de ces douleurs.

Voici ce que pourrait comprendre le traitement de physiothérapie : éducation, thérapeutique manuelle, étirement musculaire et relaxation, exercices de renforcement ou de coordination musculaire et modification du comportement (p. ex., en ce qui concerne les troubles urinaires).

Certaines femmes ont signalé un soulagement de la douleur après un traitement d’acupuncture. Il ressort d’un petit nombre d’études de faible envergure que l’acupuncture réduit la douleur due à l’endométriose. On a observé qu’une séance d’acupuncture de trente minutes aidait à réduire les troubles menstruels et améliorait la fertilité.

Certaines plantes préparées sous forme de décoction, comme les extraits secs de plantes, ou sous forme de comprimés ou de gélules ont été utilisées pour traiter l’endométriose. Ces produits à base de plantes peuvent aider à réduire les problèmes de saignement, à diminuer les lésions, à améliorer la fertilité et à réduire le taux de récurrence de l’endométriose.

Voici des exemples d’autres traitements de médecine douce :  

  • Médicaments traditionnels chinois
  • Homéopathie
  • Prise en charge des allergies
  • Immunothérapie

Médicaments

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Pour obtenir un diagnostic formel d’endométriose, il peut être nécessaire d’avoir recours à une laparoscopie et à un examen histologique. Une laparoscopie est un examen qui consiste à insérer un laparoscope, instrument muni d’un système d’éclairage, dans une ou plusieurs petites incisions. Le chirurgien utilise cette technique pour déceler tout signe d’endométriose et tout autre problème. L’examen histologique fait appel à un microscope pour examiner les tissus. Toutefois, au Canada, il n’est pas nécessaire d’obtenir un diagnostic formel d’endométriose avant de prescrire un traitement médicamenteux.

Il est important de se rappeler que même si le résultat de la laparoscopie est négatif, vous pourriez quand même être atteinte d’endométriose. De plus, si les douleurs pelviennes sont un problème, il n’est pas obligatoire de passer une laparoscopie diagnostique avant de se faire traiter pour l’endométriose.

Votre médecin vous recommandera un traitement en fonction de vos antécédents médicaux (p. ex., antécédents familiaux d’endométriose, symptômes, médicaments que vous prenez et santé reproductive, comme la régularité du cycle menstruel et les grossesses), des examens physiques (p. ex., examens pelviens), ainsi que des examens d’imagerie comme l’échographie, la colonoscopie ou l’imagerie par résonance magnétique (IRM).

Votre médecin dispose d’un vaste choix de médicaments sur ordonnance et de traitements chirurgicaux, lesquels sont décrits dans cette section.  

Des médicaments en vente libre, comme Tylenol ou Advil, peuvent être utilisés pour soulager la douleur. Ces médicaments sont peu coûteux et n’entraînent pas de dépendance.

Des médicaments hormonaux, dont les suivants, peuvent servir à traiter l’endométriose :

  • Contraceptifs hormonaux combinés  
  • Médicaments à base de progestérone (ou traitement progestatif)  
  • Danazol 
  • Agonistes de la GnRH associés à une hormonothérapie adjuvante (faible dose d’œstrogènes et [ou] de progestatifs)  
  • Antagonistes du récepteur de la GnRH

Si vous n’essayez pas de devenir enceinte, les contraceptifs hormonaux sont généralement la première étape du traitement de l’endométriose. Ils permettent d’arrêter l’ovulation ainsi que le développement et la dégradation du tissu endométrial chaque mois. Ainsi, les douleurs et les saignements peuvent être réduits ou éliminés.

Les contraceptifs hormonaux combinés sont offerts sous forme de « pilule », de « timbre » ou d’« anneau ». Ils renferment des œstrogènes et un progestatif, et on peut les prendre en continu, sans l’arrêt habituel de 7 jours chaque mois. La prise continue de contraceptifs hormonaux combinés peut empêcher les menstruations et peut donc être une option utile chez les femmes dont les symptômes d’endométriose sont à leur apogée pendant cette période.

Exemples d’effets secondaires possibles des contraceptifs hormonaux combinés :

  • Maux de tête 
  • Nausées 
  • Sensibilité mammaire 
  • Règles irrégulières ou saignotements 
  • Caillots de sang 
  • Hypertension 
  • Hypertrophie de l’utérus 
  • Perte de cheveux 

 

Informez-vous auprès de votre professionnel de la santé des autres effets secondaires possibles des traitements hormonaux combinés. 

Les progestatifs sont utilisés comme méthode de contraception et peuvent être utilisés pour soulager la douleur causée par l’endométriose. Ils sont offerts sous forme de comprimés ou d’injections. Les traitements progestatifs couramment prescrits au Canada comprennent les suivants : diénogest par voie orale, acétate de noréthindrone par voie orale et dépôt d’acétate de médroxyprogestérone par injection.

Il peut s’agir d’une option intéressante pour les femmes atteintes d’endométriose qui ont subi une hystérectomie.

Ce type de traitement aide à réduire les effets des œstrogènes, qui stimulent la croissance de lésions endométriales dans votre organisme. Les progestatifs arrêtent généralement l’ovulation et peuvent réduire la croissance de tissu endométrial.

 

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Avec les progestatifs administrés par injection, il peut s’écouler un certain temps entre la fin du traitement et la reprise de l’ovulation. Par conséquent, ce type de traitement n’est peut-être pas la meilleure option si vous désirez concevoir un enfant dans un avenir rapproché.

Le traitement progestatif peut occasionner des saignements intermenstruels (saignements qui surviennent entre les cycles). Les saignements intermenstruels peuvent être particulièrement prolongés et abondants avec des injections de progestatifs. Les autres effets secondaires peuvent être : nausées, gain de poids, sensibilité mammaire, rétention d’eau et dépression.

Informez-vous auprès de votre professionnel de la santé des autres effets secondaires possibles du traitement progestatif. 

Il s’agit d’une méthode contraceptive efficace qui consiste à insérer dans l’utérus un dispositif en T libérant un médicament, soit un progestatif. Un SIU peut soulager la douleur causée par l’endométriose.

Le système intra-utérin libère un type d’hormone progestative (le lévonorgestrel) qui contrecarre les effets des œstrogènes sur une période de cinq ans, ou jusqu’à ce qu’il soit retiré par un professionnel de la santé.

Exemples d’effets secondaires :

  • Règles irrégulières ou saignotements  
  • Douleurs 
  • Infection pelvienne 
  • Effets secondaires hormonaux :
    • Maux de tête 
    • Acné 
    • Altération de l’humeur 
    • Sensibilité mammaire 

 

Informez-vous auprès de votre professionnel de la santé des autres effets secondaires possibles du système intra-utérin. 

Un agoniste de la GnRH (ou agoniste de l’hormone de libération des gonadotrophines) est une hormone, administrée par injection ou par vaporisation nasale. Cette hormone arrêtera vos menstruations et, par conséquent, contribuera à soulager la douleur causée par l’endométriose ainsi qu’à réduire la taille des lésions d’endométriose.

Ce type de traitement entraîne une diminution du taux d’œstrogènes, similaire à celui observé après la ménopause.

Les effets secondaires de ce type de médicament sont souvent semblables aux symptômes de la ménopause :

  • Perte de densité minérale osseuse (DMO) 
  • Bouffées de chaleur 
  • Sautes d’humeur 
  • Sécheresse vaginale 
  • Maux de tête 

 

Ces effets secondaires peuvent être soulagés au moyen d’une hormonothérapie adjuvante, qui consiste en une faible dose d’œstrogènes et (ou) de progestatifs. L’hormonothérapie adjuvante est souvent prescrite en association avec un agoniste de la Gn-RH.

Informez-vous auprès de votre professionnel de la santé des autres effets secondaires possibles des agonistes de la GnRH. 

Les antagonistes du récepteur de la GnRH (ou antagoniste du récepteur de l’hormone de libération des gonadotrophines) sont utilisés, par voie orale, pour traiter les symptômes douloureux de l’endométriose, comme la douleur pendant ou entre les règles et la douleur ou l’inconfort dans les régions du bas-ventre ou du bassin.

Le traitement par les antagonistes du récepteur de la GnRH entraîne une diminution du taux d’œstrogènes, partielle ou presque complète, selon la dose prescrite. Chaque schéma de traitement est unique, selon les besoins et les symptômes de la patiente. Un tel traitement contribue souvent à atténuer les symptômes douloureux de l’endométriose en l’espace de 1 à 3 mois.

Les effets secondaires les plus fréquents sont :

  • Bouffées de chaleur 
  • Maux de tête 
  • Dérangements d’estomac (nausées) 

 

Les autres effets secondaires pouvant aussi survenir sont les suivants : étourdissements, nausées (envie de vomir), diarrhée, douleur à l’estomac, constipation, prise de poids, difficultés à dormir, anxiété, dépression, irritabilité, sautes d’humeur, diminution du désir sexuel (libido), écoulement nasal, congestion nasale, mal de gorge, infection des sinus, rhume, douleur articulaire, perte de densité minérale osseuse et modification du cycle menstruel.

Informez-vous auprès de votre professionnel de la santé des autres effets secondaires possibles des antagonistes du récepteur de la GnRH. 

Le danazol est une hormone qui se prend par voie orale et qui provoque l’arrêt des menstruations. Il est efficace contre la douleur causée par l’endométriose.

Le danazol est une hormone masculine faible qui fait baisser les taux d’œstrogènes et de progestérone chez la femme.

Exemples d’effets secondaires du danazol :

  • Gain de poids 
  • Acné 
  • Augmentation de la pilosité 
  • Hausse du taux de cholestérol 
  • Diminution du volume des seins   

 

Étant donné ces effets secondaires, qui peuvent être fréquents et graves, le médicament n’est pas couramment prescrit. On ne l’utilise généralement que pendant une brève période.

Informez-vous auprès de votre professionnel de la santé des autres effets secondaires possibles du danazol. 

Dans certains cas, une intervention chirurgicale est conseillée pour traiter l’endométriose. Le type d’intervention peut varier grandement, allant de la chirurgie mineure à l’ablation complète de tous les organes reproducteurs. Votre professionnel de la santé discutera avec vous des types d’opérations possibles et de leurs effets sur votre fertilité. Votre âge, la gravité de l’endométriose et votre désir d’avoir des enfants sont des facteurs clés pour déterminer si un traitement chirurgical est approprié ou, le cas échéant, le traitement chirurgical qui vous convient le mieux. En cas d’intervention chirurgicale, les symptômes réapparaissent généralement dans les 2 à 5 ans, sauf s’il s’agit d’une hystérectomie totale avec salpingo-ovariectomie bilatérale.

Une laparoscopie est souvent pratiquée pour diagnostiquer, mais aussi pour traiter l’endométriose. Guidé par une image vidéo et de minuscules instruments, le médecin peut éliminer les lésions. La laparoscopie est considérée comme la méthode privilégiée pour la prise en charge chirurgicale de l’endométriose.

La laparoscopie ne nécessite que quelques petites incisions abdominales, ce qui limite les saignements, la formation de cicatrices et la douleur postopératoire.

Réalisée par un gynécologue ou un chirurgien, la laparoscopie est généralement effectuée sous anesthésie générale; cependant, on peut aussi avoir recours à une anesthésie locale ou spinale.

Dans de rares cas, des complications liées à l’intervention chirurgicale peuvent survenir, à savoir :

  • Infection pelvienne 
  • Saignements non maîtrisés, ce qui signifie qu’une incision plus grande doit être pratiquée dans l’abdomen (laparotomie) pour arrêter les saignements 
  • Formation de tissu cicatriciel 
  • Lésions intestinales, de la vessie ou des uretères (petits canaux qui amènent l’urine des reins à la vessie) 

 

La laparoscopie est souvent réalisée dans des services de consultations externes. Une fois à la maison, vous devriez pouvoir reprendre vos activités normales après une semaine environ.

Dans certains cas, on effectue une laparotomie. L’incision nécessaire est plus grande que celle qu’on pratique pour la laparoscopie; il s’agit donc d’une intervention chirurgicale plus effractive.

L’ablation de l’utérus (hystérectomie) et des ovaires (ovariectomie) était considérée comme le traitement le plus efficace contre l’endométriose. Les médecins abandonnent maintenant cette approche et mettent plutôt l’accent sur l’ablation du tissu endométrial.

Cependant, dans les stades avancés d’endométriose, si tous les traitements médicaux et les traitements chirurgicaux peu effractifs ont échoué, l’ablation de l’utérus (avec ou sans les ovaires) peut être la seule façon de soulager les symptômes. 

Dans certains cas, lorsque les lésions causées par l’endométriose sont graves et que la fertilité ne constitue pas un problème, une hystérectomie, comprenant l’ablation de l’utérus, peut s’imposer. On effectue l’ablation des ovaires seulement si c’est absolument nécessaire, car cela provoque la ménopause.

L’hystérectomie avec ablation des deux ovaires est considérée comme la forme de traitement la plus agressive contre l’endométriose, et elle est seulement envisagée en dernier recours.

Avertissement 

Veuillez noter que les renseignements présentés sur ce site Web ne sont pas destinés à remplacer les conseils fournis par un médecin ou les traitements prescrits par un médecin. Vous ne devez pas utiliser ces renseignements pour diagnostiquer ou traiter une maladie ou un problème de santé. Consultez votre médecin ou un autre professionnel de la santé si vous avez des questions concernant votre état de santé, vos symptômes ou vos options de traitement.