Hépatite C

À propos de Hépatite C

Dans cette section, vous et vos proches en apprendrez davantage sur les médicaments et les traitements parallèles pour soulager l’infection par le virus de l’hépatite C (VHC). Plus particulièrement, on y souligne l’importance d’avoir un réseau de personnes informées dans votre entourage (et en ligne) qui vous soutiennent et vous comprennent. Cette section comprend également des suggestions pratiques pour mieux vivre avec cette maladie.

Qu’est-ce que l’hépatite C?

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Caractérisée par une inflammation du foie, l’hépatite est une maladie infectieuse causée par plusieurs types de virus. Les trois plus courants d’entre eux au Canada sont ceux de l’hépatite A, l’hépatite B et l’hépatite C, ce dernier virus étant généralement considéré comme le plus grave.

Si l’hépatite C n’est pas éliminée de l’organisme par le système immunitaire dans les mois qui suivent l’apparition de l’infection, elle devient « chronique », ce qui cause de l’inflammation ainsi que des cicatrices et une cirrhose. Il devient alors plus difficile pour le foie de faire son travail, c’est-à-dire combattre les infections, aider la digestion et filtrer les toxines du sang. Avec le temps, les personnes infectées par le VHC peuvent devenir très malades, et certaines pourraient par la suite avoir besoin d’une greffe du foie.

Cependant, la plupart des personnes atteintes d’hépatite C chronique connaissent de très longues périodes avec peu ou pas de symptômes. En fait, il arrive souvent que des lésions au foie ne soient découvertes que lors d’analyses médicales courantes, parfois des décennies après l’infection initiale par le VHC.

Au Canada, l’hépatite C est considérée comme une maladie rare. En 2011, on estime qu’elle touchait environ 1 % de Canadiens (245 000 personnes), et environ 8 000 nouvelles infections surviennent chaque année. Ici, elle est plus fréquente chez les hommes que chez les femmes et touche plus particulièrement les hommes âgés de 40 à 59 ans et les femmes âgées de 25 à 29 ans.

Dans le monde, environ 160 millions de personnes sont atteintes d’hépatite C chronique, de 3 à 4 millions de nouveaux cas surviennent chaque année et plus de 350 000 personnes par année meurent des conséquences de l’hépatite C. La prévalence (nombre de personnes affectées) de l’infection par le virus de l’hépatite C chronique dans les différentes parties du monde est la suivante :

  • Moyen-Orient : 16 millions (47 personnes sur 100)
  • Afrique : 28,1 millions (32 personnes sur 100)
  • Europe : 17,5 millions (23 personnes sur 100)
  • Asie : 83 millions (21 personnes sur 100)
  • Amériques : 14 millions (15 personnes sur 100)
  • Australie et Océanie : 400 000 (12 personnes sur 100)

Les symptômes d’infection par le VHC n’apparaissant souvent que bien des années après la transmission du virus, de nombreuses personnes ne savent pas qu’elles sont infectées et transmettent donc le VHC à d’autres personnes, sans le savoir. On estime que le nombre de personnes atteintes d’une infection chronique par le VHC dans le monde pourrait dépasser actuellement les 200 millions. En 2007, environ 50 000 (21 %) des 242 251 Canadiens atteints d’hépatite C ne savaient même pas qu’ils étaient infectés par un virus, encore moins par un virus transmissible grave.

Il existe six types de virus de l’hépatite C, qui ont chacun un génotype différent (structure génétique des organismes vivants). Les six génotypes différents sont numérotés selon l’ordre de leur découverte et chacun possède de nombreux sous-types identifiés par une lettre, également selon l’ordre de leur découverte. Il est important de connaître le génotype du virus de l’hépatite C dont vous êtes atteint, afin de pouvoir déterminer le type et la durée de traitement qui vous convient le mieux et prédire la probabilité de réussite du traitement. Au Canada, le génotype le plus fréquent est le sous-type 1a (qui touche 48 % des personnes infectées par le VHC). La plupart des personnes infectées par le VHC sont porteuses d’un seul génotype principal, plutôt que de multiples génotypes. Lorsqu’il est identifié, il est inutile de refaire une analyse. Les génotypes ne changent pas au fil du temps.

Canada Génotype Prévalence (%)
 
1a
1b
2a
2b
3a
4a
48%
19%
6%
3%
22%
1%

Le génotype du virus de l’hépatite C que vous avez contracté ne détermine pas l’évolution de la maladie, mais il permet d’établir le type et la durée de traitement et de prédire son efficacité contre votre VHC.

Il n’a pas encore été démontré que le génotype jouait un rôle dans l’évolution de la maladie du foie causée par le VHC. Toutefois, pour les médecins, connaître le génotype du virus de l’hépatite C de leur patient est utile lorsque vient le temps de prescrire un médicament, car certains traitements combattent certains génotypes du VHC mieux que d’autres.

Comment se transmet l’hépatite C?

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Le virus de l’hépatite C se transmet lorsque le sang d’une personne infectée par le VHC pénètre dans la circulation sanguine d’une autre personne (transmission par le sang), par exemple, par l’intermédiaire d’une perforation de la peau ou d’éraflures et de coupures dans les muqueuses délicates du nez et de la bouche.

Les modes de transmission du virus de l’hépatite C sont notamment les suivants :

Aujourd’hui, la plupart des personnes contractent le virus de l’hépatite C en partageant des aiguilles ou d’autres fournitures pour injecter les drogues. Cela tend à créer un sentiment de honte chez ceux qui vivent avec le virus.

  • Partage d’objets contaminés : aiguilles, cuillères, pipes, tampons d’alcool, garrots et filtres pour s’injecter des drogues : une seule injection avec une aiguille contaminée peut être suffisant pour s’infecter.
  • Partage de pailles pour renifler les drogues, comme la cocaïne : la cocaïne peut causer des lésions à l’intérieur du nez, ce qui provoque des saignements. Il est donc possible d’inhaler du sang contaminé et de s’infecter.
  • Transfusion de sang ou greffe d’un organe n’ayant fait l’objet d’aucun test de dépistage pour l’hépatite C ou réutilisation de fournitures médicales ne devant être utilisées qu’une seule fois : au Canada, les dons d’organes et de sang sont soumis à un dépistage de l’hépatite C depuis 1990. Dans certains pays, le sang n’était pas soumis au dépistage de l’hépatite C jusqu’à tout récemment. Les fournitures médicales (p. ex., les aiguilles) qui n’ont pas été stérilisées adéquatement avant d’être réutilisées sur d’autres patients peuvent également propager le virus de l’hépatite C. Si vous recevez une transfusion de sang ou un traitement médical ou dentaire dans un pays où l’équipement médical n’est pas stérilisé adéquatement, vous pourriez contracter l’hépatite C.
  • Réutilisation d’outils lors d’activités où l’on perfore la peau, comme le tatouage, le perçage corporel (body piercing), l’acupuncture et l’électrolyse. Lors d’un tatouage, la réutilisation des aiguilles, de l’encre et des pots d’encre peut contribuer à la propagation de l’hépatite C. Si vous utilisez une trousse de tatouage maison, ne partagez pas les aiguilles ou les pots d’encre.
  • Partage d’articles personnels où il peut y avoir présence de sang, comme les rasoirs, les coupe-ongles et les brosses à dents.
  • Grossesse ou accouchement : une femme infectée par le virus de l’hépatite C peut transmettre le virus à son bébé. Environ 4 enfants sur 100 nés de mères porteuses de l’hépatite C sont infectés par le virus. Le risque augmente si la mère est infectée à la fois par le VIH et le virus de l’hépatite C.
  • Relations sexuelles non protégées où il peut y avoir présence de sang : par exemple lors de relations anales, de relations sexuelles brutales, de relations sexuelles pendant les menstruations ou lorsqu’une personne présente des plaies. Le risque de transmission par contact sexuel est considéré comme faible. Le risque de transmission par contact sexuel peut être plus élevé chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes. Le risque augmente également chez ceux qui ont plusieurs partenaires sexuels ou qui pratiquent des activités sexuelles brutales, s’il y a présence de plaies ou d’ulcères dans les parties génitales (causés par une infection transmise sexuellement) ou si la personne est infectée par le VIH.

Le virus de l’hépatite C ne se transmet pas au cours des activités quotidiennes régulières.

Vous ne contracterez pas l’hépatite C dans les situations suivantes :

  • en serrant ou en tenant la main d’une personne infectée
  • si une personne infectée tousse ou éternue près de vous
  • en étreignant une personne infectée
  • en partageant des cuillères, des fourchettes ou autres couverts de cuisine
  • en étant piqué par des moustiques ou d’autres insectes
  • en buvant de l’eau ou en mangeant des aliments
  • en utilisant le même siège de toilette
  • par le lait maternel d’une mère infectée par le VHC. Cependant, si les mamelons ou l’aréole sont gercés et saignent, la mère doit cesser d’allaiter temporairement.

L’hépatite C est un virus très résistant qui peut survivre sur des surfaces à l’extérieur de l’organisme, à température ambiante, durant une période variant de 16 heures à 4 jours. Cela signifie que le sang séché d’une personne infectée peut transmettre le virus. Toute éclaboussure de sang (fraîche ou sèche) devrait être nettoyée à l’aide d’une solution contenant 1 mesure d’eau de javel pour 10 mesures d’eau, en portant des gants.

Certaines personnes courent un plus grand risque de contracter l’hépatite C, notamment:

  • les consommateurs actuels de drogues injectables;
    • c’est le mode de transmission de l’hépatite C le plus courant de nos jours;
  • les anciens consommateurs de drogues injectables, y compris ceux qui ont consommé une seule fois ou qui l’ont fait il y a plusieurs années;
  • les receveurs de sang, de produits sanguins ou d’organes;
    • mode de transmission autrefois courant, mais devenu rare au Canada depuis l’introduction, en 1990, des tests de dépistage pour les dons de sang;
  • les personnes ayant des problèmes de coagulation et qui ont reçu des produits sanguins avant 1990;
  • les patients sous hémodialyse ou les personnes ayant eu recours à la dialyse pendant plusieurs années en raison d’une insuffisance rénale;
    • l’hépatite C peut se transmettre lors de la réutilisation de matériel de dialyse qui n’a pas été stérilisé adéquatement;
  • les personnes qui se font tatouer ou percer le corps, qui ont recours à l’acupuncture ou à l’électrolyse ou qui reçoivent des soins de manucure/pédicure, dans un milieu insalubre où l’on utilise du matériel qui n’est pas stérilisé adéquatement;
    • cela comprend également le partage d’une trousse de tatouage ou d’acupuncture à la maison.
  • le personnel médical qui se blesse avec des aiguilles contaminées par l’hépatite C;
    • il existe un faible risque (environ 1 sur 30) d’être infecté par le virus de l’hépatite C si on se pique accidentellement avec une aiguille ayant été utilisée chez une personne atteinte de l’hépatite C;
    • il existe également un faible risque de transmission si on reçoit une éclaboussure de sang infecté dans les yeux ou la bouche;
  • les receveurs de sang, de produits sanguins ou d’organes provenant d’un donneur ayant reçu un résultat positif pour le virus de l’hépatite C;
  • les personnes infectées par le VIH;
  • les bébés nés de femmes infectées par le virus de l’hépatite C.

Les risques de transmissions les moins courants sont, entre autres, les suivants :

  • avoir des relations sexuelles avec une personne infectée par le virus de l’hépatite C;
  • partager des articles de soins personnels, comme des rasoirs ou des brosses à dents, qui ont pu être en contact avec le sang d’une personne infectée.

Chez une minorité de gens, le virus de l’hépatite C est éliminé de la circulation sanguine, dans les 6 premiers mois de l’infection, soit par le système immunitaire ou les médicaments antiviraux ou encore les deux à la fois. Toutefois, ces gens peuvent le contracter à nouveau. Bien que le risque de réinfection soit très faible, les personnes qui ont déjà contracté le VHC et qui en sont guéries ne sont pas immunisées et doivent continuer de prendre des précautions. En omettant de le faire, ces personnes pourraient se rendre plus vulnérables à une réinfection par le virus de l’hépatite C, de même qu’à une possible infection par d’autres agents pathogènes graves (comme le VIH), appelée infection concomitante.

Les chances de maintenir une qualité de vie durable sont moindres lorsque l’organisme doit combattre un plus grand nombre d’infections. Comme la présence de plusieurs infections chroniques nécessite généralement des traitements complexes, la vie peut devenir pénible à bien des égards : prise de plusieurs médicaments selon un horaire quotidien précis et compliqué et traitement d’un plus grand nombre d’effets secondaires, dont certains peuvent être très désagréables ou graves. Même si vous continuez à pratiquer des activités présentant un risque élevé d’infection par le VHC et le VIH, il vaut très certainement la peine de réduire le risque d’effets nuisibles et de vous protéger en ne partageant pas le matériel d’injection de drogue et en utilisant des condoms.

Quelles sont les conséquences de l’hépatite C?

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À propos du foie

Le foie est le plus gros organe de l’organisme, et le plus touché par l’infection chronique causée par le virus de l'hépatite C.

Cet organe très sollicité, à peu près de la taille d’un ballon de football, est situé principalement dans la région supérieure de l’abdomen, juste à la droite de l’estomac. Il constitue un important centre de traitement pour l’ensemble de l’organisme.

Lorsque le sang traverse le foie, ce dernier élimine de nombreuses toxines, comme l’ammoniaque et l’alcool, de sorte que ceux-ci ne causent pas de lésion à l’organisme ou qu’ils en causent moins que si toutes les toxines passaient dans la circulation sanguine. Le foie fabrique aussi des substances importantes, comme la bile, afin que les aliments puissent être digérés et absorbés. Enfin, il emmagasine des substances bénéfiques comme les vitamines et le glucose pour une utilisation ultérieure.

Le soutien est primordial

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Nous ne sommes pas faits pour vivre seuls. Encore moins lorsqu’on est atteint d’hépatite C. Vos amis et votre famille peuvent vous aider, de même que les professionnels de la santé qui vous traitent.

Vivre avec une maladie chronique peut vous amener à vous sentir isolé, particulièrement lorsque vous devez changer vos habitudes quotidiennes, voir de nombreux professionnels de la santé et apprendre des termes médicaux. Mais vous n’êtes pas obligé de vivre cela en solitaire.

La plupart des personnes infectées par le virus de l'hépatite C sont surprises d’apprendre qu’elles sont touchées; elles ne croyaient pas courir un risque et ne peuvent d’ailleurs pas concevoir comment elles l’ont contracté. Apprenez-en plus sur les modes de transmissions ici.

Suite au diagnostic, il est normal que vous vous posiez de nombreuses questions sur votre infection virale : Où l’ai-je contractée? Quels sont ses effets? Quelles sont les mesures à prendre? À quoi dois-je m’attendre à l’avenir? Pour de nombreuses personnes atteintes d’hépatite C, la honte liée au fait d’avoir contracté une maladie potentiellement infectieuse pèse lourd, à la fois mentalement et émotivement. Pour prendre soin de vous le mieux possible et composer avec les pensées et les émotions stressantes, il est essentiel d’obtenir un soutien éclairé, compréhensif et sans jugement, tant sur le plan médical que psychique.

Voici quelques conseils utiles provenant de patients :

  • Demandez à vos proches d’en apprendre davantage sur votre maladie. Ainsi, ils comprendront vos symptômes ou même vous accompagneront à vos rendez-vous. Si vous êtes atteint d’hépatite C, il est vital de maintenir une bonne communication avec les gens en qui vous avez confiance : membres de la famille, amis et collègues de travail. Pour qu’ils comprennent ce que vivre avec l’hépatite C signifie, vous devez leur en parler ouvertement. Nombreux sont ceux qui sont mal informés, qui ne sont pas au fait des dernières connaissances et ont de fausses idées sur la maladie. Pour se renseigner, ils peuvent lire ce site ou d’autres sites Web (comme les sites de ressources destinées au patient et de groupes de défenses des intérêts présentés sur ce site Web) ou consulter des sources fiables de renseignements médicaux dans les bibliothèques ou les cliniques communautaires.
  • Demandez-leur du soutien. Ne vous empêchez pas de parler du VHC à vos amis proches ou à votre famille parce que vous craignez leur réaction. Certains pourraient vous soutenir ouvertement tout de suite, alors que d’autres pourraient avoir besoin de se renseigner avant de le faire. Dites-vous, et dites-le aux autres, qu’être infecté par un virus n’est pas un problème moral ni un crime. Il est très important de vous entourer de gens avec qui vous pouvez en parler; ne vous éloignez pas de ceux qui vous sont chers. Des relations solides, franches et ouvertes avec certains membres de votre famille et des proches sont essentielles à votre bien-être.
  • Parlez franchement de votre hépatite C avec les personnes concernées. Vous seul choisissez à qui parler de votre infection par le VHC, mais il y a des personnes qui doivent être informées de votre situation : la ou les personnes susceptibles de vous avoir transmis l’hépatite C, et toute personne à qui vous auriez pu transmettre le virus involontairement, comme les membres de votre famille, votre conjoint, vos partenaires sexuels et du personnel médical. Ces personnes doivent être informées. Il est peu probable qu’elles aient l’hépatite C aussi, mais elles doivent savoir qu’elles ont peut-être été exposées au virus, de sorte qu’elles puissent passer un test de dépistage et recevoir un traitement, si nécessaire.

Échangez avec d’autres personnes qui vivent avec l’hépatite C ou qui connaissent des gens atteints de cette maladie. Les groupes d’entraide offrent une excellente tribune pour obtenir des renseignements et partager des expériences et des sentiments avec des personnes qui comprennent personnellement ce que vous vivez. Renseignez-vous auprès de votre médecin au sujet des groupes d’entraide de votre région. Vous pouvez également trouver des groupes d’entraide sur Internet.

Si vous pensez avoir été exposé au virus de l’hépatite C, consultez votre médecin de famille ou un médecin généraliste. Le diagnostic et le traitement précoces de l’hépatite C chronique peuvent aider à prévenir les lésions au foie ou à retarder leur apparition. Si vous recevez un diagnostic d’infection par le VHC, votre médecin pourrait vous recommander de consulter un spécialiste, comme un hépatologue, un gastroentérologue ou un médecin spécialiste en maladies infectieuses.

L’hépatite C peut vous affecter sur le plan psychologique. Recevoir un diagnostic d’hépatite C et suivre un traitement contre une maladie liée au VHC peut faire en sorte que vous vous sentiez déprimé. Si vous souffrez d’une dépression persistante en raison de l’hépatite C, consultez votre médecin.

Les personnes que vous pourriez avoir exposées au virus de l’hépatite C 
Dans la mesure où il est possible de le faire, vous devriez dire aux personnes que vous pourriez avoir exposées au virus de l’hépatite C que vous êtes infecté. Il peut s’agir d’une personne avec qui vous avez partagé une aiguille ou une paille lors d’une prise de cocaïne ou encore avec qui vous avez, ou avez eu, des relations sexuelles, avec ou sans condom.

Il est important de le faire le plus tôt possible, afin que ces personnes puissent passer un test de dépistage aussi. En cas de résultat positif, elles peuvent obtenir des soins médicaux immédiatement et prendre les précautions nécessaires pour éviter de transmettre le virus à d’autres.

On comprend aisément qu’il soit difficile de révéler à d’autres qu’on est atteint d’une maladie infectieuse. Personne n’aime être le porteur d’une nouvelle potentiellement mauvaise ou inquiétante. Vous pourriez aussi craindre qu’une fois au courant, certains vous traitent différemment, vous rejettent ou même vous blâment de leur avoir transmis l’infection. Ces craintes sont tout à fait normales, mais la révélation de votre situation est une décision très importante qui doit fait l’objet d’une profonde réflexion.

Si vous n’arrivez pas à dire à quelqu’un que vous l’avez peut-être exposé au virus de l’hépatite C, demandez à l’infirmière ou au médecin traitant s’ils peuvent vous aider. Il arrive qu’ils puissent aviser la personne de passer un test de dépistage, sans nommer leur patient.

Assurance médicale 
Selon votre situation personnelle, vous pouvez décider s’il est préférable ou non d’informer votre compagnie d’assurance que vous êtes atteint d’hépatite C. Généralement, dans le cas d’un contrat d’assurance qui concerne la santé, l’assureur exigera probablement que vous l’informiez de tout changement dans votre état de santé. Si votre police est renouvelée sur une base annuelle, comme c’est le cas avec une assurance médicale privée, vous devrez probablement informer l’assureur de votre infection par le HVC, sinon vous courez le risque de voir votre contrat s’annuler automatiquement. Tout renseignement que vous fournissez fait partie d’un contrat légal. Des renseignements inexacts ou frauduleux peuvent invalider l’entente. Cela pourrait, bien sûr, avoir des répercussions négatives sur votre vie. 

Avant de révéler votre état relatif au VHC, lisez toujours le texte en petits caractères de vos polices d’assurance ou de toute nouvelle entente contractuelle que vous êtes sur le point de signer. Vous pouvez également contacter la compagnie d’assurance de façon anonyme et leur demander ce qui arrive si on communique ce renseignement.

Si votre police d’assurance maladie est liée à votre contrat d’emploi, vous devrez vérifier si vous êtes obligé de communiquer ce renseignement, ou de faire les ajustements nécessaires à votre police d’assurance, par l’entremise de votre employeur ou si vous pouvez le faire directement auprès de la compagnie d’assurance.  

Les personnes qui pourraient être en contact avec votre sang 
Même si vous n’êtes pas obligé de le faire, il est approprié et conforme à l’éthique de prévenir les personnes qui pourraient entrer en contact avec une quantité même infime de votre sang (comme le dentiste, l’acupuncteur, l’esthéticienne, etc.) que vous êtes atteint d’hépatite C. Cela leur permettra de prendre des précautions supplémentaires si elles le jugent nécessaire. De votre côté, vous pouvez leur demander de porter des gants de latex, d’être extrêmement prudent avec les instruments tranchants, etc., conformément aux bonnes pratiques. Aujourd’hui, dans de nombreux milieux, il est considéré comme normal et professionnel de prendre de telles précautions, votre demande ne serait donc pas déplacée. Une barrière de protection fonctionne dans les deux sens – vous pourriez tout aussi bien avoir besoin d’être protégé de leur sang.

Votre employeur 
Vous n’êtes pas obligé de dire à votre employeur que vous avez une infection par le VHC. Si vous devez vous absenter du travail, vous n’avez pas à préciser que c’est en raison des symptômes ou des traitements de l’hépatite C. Par contre, vous pouvez quand même décrire les symptômes dont vous souffrez (comme la fatigue, les douleurs musculaires, la dépression) ou demander un congé pour un rendez-vous médical. Si votre employeur exige un certificat médical pour justifier vos absences, votre médecin pourrait être disposé à motiver vos absences sans en révéler la cause.

Il est également important de savoir qu’une personne ne devrait pas être exclue d’un emploi, de l’école, d’une activité, d’un service de garde ou autres milieux parce qu’elle est atteinte d’hépatite C. Il n’existe aucune preuve que l’on puisse contracter l’hépatite C en côtoyant des personnes qui manipulent des aliments, des professeurs ou d’autres fournisseurs de services en l’absence de contact sanguin.

Choisissez le bon moment et l’endroit approprié
Pour parler de l’hépatite C à quelqu’un, privilégiez un moment où vous pourrez en discuter en profondeur, répondre aux questions sur le VHC et parler de ce que cela signifie pour vous deux. N’en parlez pas juste avant ou après un moment d’intimité. Choisissez un lieu privé, afin que personne ne puisse entendre votre conversation ou l’interrompre. Un endroit sûr vous permet, à vous et à l’autre personne, d’échanger ouvertement vos pensées et vos émotions.

Pour commencer la conversation
Bon nombre de personnes ne connaissent pas vraiment l’hépatite C; il peut donc y avoir beaucoup de craintes et de malentendus à propos de cette maladie. Gardez cela à l’esprit lorsque vous en parlez à quelqu’un, car il lui faudra du temps pour s’adapter à cette nouvelle. 

Il peut également être utile de rassembler d’abord les informations factuelles et les raisonnements pour les partager avec l’autre personne. Toutes les personnes concernées doivent comprendre que le fait d’avoir une infection n’est pas synonyme d’absence de moralité, et que blâmer la personne qui a contracté l’hépatite C est aussi absurde que méchant. Le VHC touche des millions de personnes dans le monde et se comporte comme tout micro-organisme infectieux le fait généralement. Vous ne l’avez pas inventé; vous ne l’avez pas voulu et vous ne voulez pas non plus que les autres l’aient. Il est également important de savoir que, dans le cas des maladies infectieuses, il est impossible de dire qui a transmis la maladie à qui; donc, jeter le blâme est inutile et contre-productif. Il vaut mieux consacrer son temps et son énergie en étant honnête et en s’entraidant, au lieu de porter des accusations.

Des solutions au quotidien

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Il peut parfois être difficile et épuisant de composer avec l’hépatite C. Il s’agit d’une affection très personnelle, chacun étant touché de manière différente. Cependant, il y a plusieurs choses que vous pouvez faire pour mieux vivre avec cette maladie, rester en santé plus longtemps et protéger également la santé des autres.

Le régime alimentaire qui vous convient le mieux dépend de différents facteurs, comme votre âge, votre poids, l’étendue de vos lésions au foie (le cas échéant) et vos symptômes (le cas échéant). Il vous sera très utile de discuter de ces facteurs avec un ou une diététiste. Votre médecin devrait être en mesure de vous en recommander un. On conseille à la plupart des personnes atteintes de l’hépatite C chronique de suivre un régime alimentaire sain et bien équilibré et de protéger leur foie.

Un excès de poids peut provoquer une affection appelée stéatose hépatique, c’est-à-dire une accumulation de graisse dans le foie qui peut mener à une cirrhose. Une alimentation saine et de l’exercice devraient pouvoir vous aider à atteindre ou à maintenir un poids santé. Il est particulièrement important de faire de l’exercice quand on est atteint de l’hépatite C, car en plus d’être un excellent moyen de conserver un poids santé, l’exercice augmente et maintient la force musculaire. À mesure que la maladie du foie évolue, on observe une perte de la masse et du tonus musculaire; par conséquent, il est encore plus important d’être actif physiquement pour éviter ou contrecarrer la perte musculaire.

Si vous avez besoin de motivation, de renseignements et de soutien supplémentaires concernant votre alimentation et votre condition physique, consultez un diététiste pour la planification alimentaire et votre médecin pour établir un programme d’exercice qui vous convient.

Restez hydraté. Buvez environ de 8 à 10 verres d’eau par jour pour combler les besoins en liquide de votre corps. Essayez de boire un verre d’eau à chaque repas et buvez-en quelques autres entre les repas.

Tout le monde ressent un certain niveau de stress, mais vivre avec une maladie chronique peut l’augmenter. De nombreux patients atteints d’hépatite C ont tendance à être très anxieux face à leur maladie et son traitement. La première chose à faire pour réduire le stress est d’identifier les éléments déclencheurs, puis de développer des techniques de relaxation et des stratégies d’adaptation qui vous permettront d’améliorer votre bien-être général et d’avoir davantage le sentiment de maîtriser votre hépatite.

Le stress émotionnel peut être physiquement épuisant. Le corps combat continuellement l’infection et réagit à la tension, à l’irritabilité, à la fatigue, à l’inquiétude ou à la dépression. Se faire dire d’éliminer tout le stress de sa vie est irréaliste et pourrait même engendrer plus d’anxiété, ce n’est donc pas ce que nous vous proposons ici. Il y a toutefois certaines choses que vous pouvez faire pour réduire votre tension. L’exercice est un remède et un stimulateur d’hormone fantastiques contre le stress. Certaines personnes tirent des bienfaits de la pratique du yoga, de techniques de relaxation progressive, d’une amélioration de l’hygiène du sommeil, de l’acupuncture, de la thérapie cognitivo-comportementale, d’une réduction des heures de travail lorsque c’est possible et d’une augmentation du temps dédié aux loisirs. N’oubliez jamais que passer du temps avec des personnes attentionnées que vous aimez et avec qui vous êtes détendu et à l’aise est un puissant remède contre le stress. Le soutien social est précieux. En plus de votre médecin, vous pourriez consulter un thérapeute ou un travailleur social ou encore envisager de vous joindre à un groupe d’entraide destiné aux personnes atteintes de l’hépatite C, où vous pourriez partager vos expériences avec ceux qui vivent la même chose que vous.

Puisque l’hépatite C se propage aux autres par contact direct avec le sang, il est difficile de le transmettre à quelqu’un à moins de pratiquer l’une des activités à risque décrites précédemment. Cependant, il est plus sage et respectueux de faire le maximum pour protéger les autres. Ce faisant, vous pourriez vous protéger vous-même contre toute nouvelle infection transmise par le sang (comme le VIH) ou même contre de nouveaux types du ou des virus que vous avez déjà.

Des infections virales chroniques additionnelles pourraient compliquer ou réduire les options de traitement contre le VHC qui s’offrent à vous. Prenez les précautions suivantes pour réduire le risque de transmission :

  • Couvrez toutes plaies que vous pourriez avoir.
  • Ne partagez pas d’articles ménagers ou de toilette personnelle ou encore des couverts qui pourraient être contaminés, ne serait-ce que par une infime quantité de sang.
  • Ne faites aucun don de sang ni de sperme.
  • Ne donnez pas d’organe et ne transportez pas de carte de don d’organes.
  • Informez tout personnel médical qui pourrait avoir un contact direct avec votre sang que vous avez ce virus. (Tel que déjà mentionné, cela pourrait vous protéger vous-même, les autres ou votre bébé.)
  • Ne partagez aucun matériel d’injection, comme des aiguilles, des seringues, etc.
  • Utilisez toujours des condoms lorsque vous avez des relations sexuelles.
    • Si vous n’utilisez pas de condom, assurez-vous au préalable que votre partenaire est au courant de votre infection par le VHC, de sorte qu’il ou elle puisse décider en toute connaissance de cause d’avoir des relations sexuelles avec vous, selon son degré de tolérance au risque.
  • L’hépatite C peut se transmettre durant des relations anales non protégées avec des hommes ou des femmes. Le risque de transmission est plus élevé si vous êtes le partenaire récepteur et très élevé si vous êtes également infecté par le VIH.
  • Le risque de transmettre le virus de l’hépatite C durant des relations sexuelles vaginales est minime, mais il peut être réduit davantage si vous utilisez des condoms.

Rappelez-vous que le virus de l’hépatite C peut survivre à l’extérieur de l’organisme jusqu’à 4 jours, et que l’exposition à du sang séché peut aussi mener à l’infection. Toute éclaboussure de sang (sèche ou fraîche) doit être nettoyée rapidement.

Il n’existe pas de vaccin permettant de se protéger contre l’hépatite C, la meilleure chose à faire est donc de prendre toutes les précautions possibles.

Médicaments

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Il existe des médicaments qui peuvent éliminer le VHC, mais ils ne conviennent pas à tout le monde. Il est essentiel de mesurer l’évolution de la maladie du foie afin de déterminer si une personne aura besoin d’un traitement médicamenteux ou s’il est préférable de privilégier la méthode de l’« attente  sous surveillance ».

La décision d’administrer un médicament et le moment choisi pour le faire dépendent d’un certain nombre de facteurs, notamment les suivants :

  • la quantité de virus présents dans votre corps (votre charge virale);
  • le génotype ou le sous-type du virus de l’hépatite C que vous avez contracté;
  • la gravité des lésions au foie, comme la cirrhose;
  • les autres affections que vous pourriez avoir;
  • la réponse aux traitements antérieurs contre l’hépatite C.

Par ailleurs, le traitement médicamenteux n’est pas toujours indiqué, car les médicaments offerts entraînent de graves effets secondaires et ne sont pas efficaces pour tout le monde. La seule contre-indication absolue (c’est-à-dire en aucun cas) au traitement médicamenteux contre le VHC est la grossesse.

Généralement, les médecins spécialistes ne traitent pas l’hépatite C avec des médicaments, sauf si la maladie devient chronique. Le traitement médicamenteux est envisagé chez les personnes ayant un taux élevé (1,5 fois la limite supérieure de la normale) d’une enzyme hépatique appelée ALT pendant au moins 3 mois et dont la biopsie indique la présence d’inflammation ou de fibrose du foie, en plus d’autres facteurs à considérer. Si votre médecin ne vous recommande aucun traitement, il effectuera des analyses sanguines pour surveiller l’état de votre foie.

La mise au point de médicaments contre l’hépatite C est un secteur de la médecine en développement. Certains nouveaux médicaments mis sur le marché au cours des dernières années semblent prometteurs et d’autres recherches se poursuivent actuellement. Les chercheurs travaillent sans relâche au développement de nouveaux traitements plus efficaces causant moins d’effets secondaires. Le médecin spécialiste qui vous suit peut vous renseigner davantage à ce sujet.

Le traitement de l’infection par le virus de l’hépatite C repose sur la prise d’antiviraux, afin d’éliminer le virus de votre organisme. Votre médecin pourrait vous prescrire une association de médicaments antiviraux à prendre pendant plusieurs semaines.

Actuellement, deux types de traitements antiviraux sont utilisés pour traiter les personnes atteintes d’hépatite C chronique : la bithérapie et la trithérapie.

On a observé ce qui suit en traitant des personnes infectées par des virus de l’hépatite C de génotypes différents :

  • Chez les personnes infectées par le virus de génotype 1, la trithérapie semble être plus efficace que la bithérapie.
  • Chez les personnes infectées par le virus de génotype 1 qui suivent la trithérapie jusqu’à la fin, le virus de l'hépatite C est éliminé du système sanguin dans 60 à 75 % des cas.
  • Chez les personnes infectées par le virus de génotype 1 qui suivent la bithérapie jusqu’à la fin, le virus de l'hépatite C est éliminé du système sanguin dans 40 à 50 % des cas.
  • Chez les personnes infectées par le virus de génotype 2 ou 3 qui suivent la bithérapie jusqu’à la fin, le virus de l'hépatite C est éliminé du système sanguin dans 60 à 80 % des cas (selon la durée de leur traitement).
  • Il existe peu de données indiquant à quelle fréquence le virus de l'hépatite C est éliminé du système sanguin après une bithérapie chez les personnes infectées par un virus de génotype 4, 5 ou 6.

La bithérapie peut être suivie par toute personne atteinte, peu importe le génotype du virus. Il s’agit du traitement standard de l’hépatite C chronique depuis le début des années 2000. La trithérapie, mise sur le marché en 2011, permet de traiter les personnes ayant contracté le virus de l’hépatite C de génotype 1.

La durée du traitement dépend du génotype du virus de l’hépatite C. Généralement, on traite les personnes infectées par le virus de génotype 1 pendant un an, mais si on n’observe pas d’amélioration de la charge virale après 3 mois, le traitement peut être arrêté. Les personnes ayant contracté un virus de génotype 2 ou 3 sont traitées pendant 6 mois.

La réaction aux médicaments est surveillée tout au long du traitement. L’efficacité du traitement est évaluée en mesurant la quantité de virus présents dans le sang 6 mois après la fin du traitement médicamenteux. Si aucun virus n’est décelable, le virus a été éliminé (c’est ce qu’on appelle une réponse virologique soutenue) et les lésions au foie causées par le virus de l'hépatite C cessent d’évoluer. Le virus ne reviendra pas sauf si la personne est infectée de nouveau par une source extérieure, ce qui est toujours possible; il est donc crucial de prendre des précautions. Le traitement par des antiviraux est généralement plus efficace chez les personnes infectées par un virus de génotype 2 ou 3 que chez celles ayant contracté le virus de génotype 1.

Les antiviraux provoquent parfois une dépression et des symptômes semblables à ceux de la grippe, comme la fatigue, la fièvre et des maux de tête. Certaines personnes peuvent devoir changer leur traitement ou prendre une dose plus faible de médicament. Tout au long du traitement, des analyses sanguines sont réalisées afin de détecter tout effet secondaire qui ne peut être ressenti ni vu.

Après le traitement, un suivi régulier auprès d’un spécialiste du foie (hépatologue) est nécessaire afin que ce dernier puisse vérifier le taux d’enzymes hépatiques et voir si le virus est toujours présent. Parfois, on recommande à certaines personnes de poursuivre leur traitement antiviral, car cela pourrait réduire l’inflammation du foie, ralentir l’évolution des lésions au foie ou réduire le risque de cancer du foie. Chez ceux atteints d’une cirrhose, le traitement antiviral peut leur permettre de vivre plus longtemps.

Si le foie a été gravement touché, une greffe du foie peut s’avérer nécessaire, afin de remplacer le foie ayant subi de graves lésions par un foie sain. La plupart des foies greffés proviennent de donneurs décédés, mais un petit nombre d’entre eux proviennent de personnes vivantes qui donnent une partie de leur foie. Une greffe du foie ne guérit pas l’infection, par conséquent, il faut généralement poursuivre le traitement par les antiviraux, car l’infection par le virus de l’hépatite C touchera probablement le nouveau foie aussi. Une greffe réussie prolongera considérablement le laps de temps dont bénéficiera la personne infectée par le virus de l'hépatite C avant que la maladie du foie ne réapparaisse.

Aujourd’hui, jusqu’à 35 % de toutes les greffes sont réalisées chez des personnes atteintes de l’hépatite C et environ 400 greffes du foie sont effectuées chaque année au Canada.

Lorsqu’on vit avec une maladie chronique comme l’hépatite C, il est normal de vouloir explorer d’autres choix de traitement pour soulager ses symptômes et améliorer sa qualité de vie. Le traitement standard de l’hépatite C a connu une évolution importante au cours des années et peut maintenant permettre la guérison de la maladie. Cependant, les médicaments ne sont pas toujours efficaces et ils peuvent causer des effets secondaires, c’est pourquoi certaines personnes atteintes d’hépatite C se tournent vers des solutions thérapeutiques complémentaires et parallèles. Il existe très peu de données cliniques sur ces types de traitements; jusqu’à maintenant, aucune étude n’a prouvé l’existence d’autres traitements sûrs et efficaces dans le traitement global de la maladie (c.-à-d. apportant une rémission de la maladie). Il est difficile de tirer des conclusions émanant des recherches, car les études menées sur les traitements parallèles ne sont habituellement pas aussi nombreuses ou rigoureuses que celles évaluant les médicaments.

Si vous voulez essayer un traitement parallèle, parlez-en d’abord à votre médecin afin de vous assurer qu’il soit sans danger pour vous, vu la complexité de votre état de santé particulier.

Passez en revue avec votre médecin tous les médicaments que vous prenez, y compris tout produit en vente libre et tout médicament pour soulager la douleur. Selon la gravité de vos lésions au foie, il pourrait être nécessaire de modifier les médicaments que vous prenez ou d’adapter leur dose. Il en va de même pour toute vitamine ou tout supplément naturel que vous prenez, lesquels pourraient aussi nuire à un foie sain en cas de doses excessives ou modifier dangereusement les effets escomptés de vos médicaments. Réévaluez également avec votre médecin les suppléments pour perdre du poids ou pour augmenter la masse musculaire que vous prenez. Vous pouvez informer votre pharmacien de votre maladie et des médicaments et suppléments que vous prenez. Ses conseils peuvent compléter ceux de votre médecin, car il sait quelles substances nuisent au foie et connaît les effets indésirables qui peuvent se produire lorsqu’on prend certains médicaments et suppléments en même temps.

L’alcool est la substance à éviter à tout prix. Faites tout en votre pouvoir pour éliminer ou réduire radicalement toute consommation d’alcool. Il s’agit d’un changement de mode de vie à votre portée si vous vous fixez un but et un échéancier pour l’atteindre. L’alcool étant omniprésent dans de nombreuses situations sociales, assurez-vous d’informer votre entourage de votre détermination à changer vos habitudes de consommation.

Vous devez aussi éviter ou réduire votre exposition à des liquides et des vapeurs toxiques, comme les solvants (p. ex., les diluants à peinture), les nettoyants ménagers chimiques et les pesticides et herbicides utilisés pour le jardinage. Ces produits peuvent causer d’autres lésions à votre foie. Si vous devez utiliser des produits chimiques, couvrez votre peau, portez des gants et un masque et gardez l’endroit bien aéré.

Avertissement 

Veuillez noter que les renseignements présentés sur ce site Web ne sont pas destinés à remplacer les avis médicaux ou les traitements prescrits par un médecin. Vous ne devez pas utiliser ces renseignements pour diagnostiquer ou traiter une maladie ou un problème de santé. Consultez votre médecin ou un autre professionnel de la santé si vous avez des questions concernant votre état de santé, vos symptômes ou vos options de traitement.