Hépatite C

À propos de Hépatite C

Dans cette section, vous et vos proches trouverez de l’information sur les traitements médicamenteux et les traitements de médecine douce utilisés pour lutter contre le virus de l’hépatite C (VHC). Plus particulièrement, on y souligne l’importance d’avoir un réseau de personnes dans votre vie (et en ligne) qui sont informées et qui vous soutiennent et vous comprennent. Cette section comprend également des suggestions pratiques pour mieux vivre avec cette maladie. 

Qu’est-ce que l’hépatite C?

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Caractérisée par une inflammation du foie, l’hépatite est une maladie infectieuse causée par plusieurs types de virus. Les trois virus les plus courants au Canada sont ceux de l’hépatite A, de l’hépatite B et de l’hépatite C, ce dernier étant généralement considéré comme le plus grave.

Si l’hépatite C n’est pas éliminée de l’organisme par le système immunitaire dans les mois qui suivent l’apparition de l’infection, elle devient « chronique », ce qui cause de l’inflammation et des cicatrices/une cirrhose. Il devient alors plus difficile pour le foie de faire son travail, c’est-à-dire combattre les infections, aider la digestion et filtrer les toxines du sang. Avec le temps, les personnes infectées par le virus de l’hépatite C (VHC) peuvent devenir très malades, et certaines pourraient avoir besoin plus tard d’une greffe du foie. De 75 à 85 % environ des personnes atteintes d’hépatite aiguë développeront une hépatite C chronique.

Cependant, la plupart des personnes atteintes d’hépatite C chronique connaissent de très longues périodes sans symptômes ou presque. En fait, bien souvent, ce sont seulement des analyses médicales courantes qui révèlent l’existence de lésions au foie, parfois des décennies après l’infection initiale par le VHC.

Au Canada, l’hépatite C est considérée comme une maladie peu fréquente. On estime qu’elle touchait environ 1 % de Canadiens (252 000 personnes) en 2013, et environ 5 570 nouvelles infections surviennent chaque année. Elle est plus fréquente ici chez les hommes que chez les femmes et touche plus particulièrement les hommes âgés de 40 à 59 ans et les femmes âgées de 25 à 29 ans.

À l’échelle mondiale, environ 1 % de la population (71 millions) était atteint d’hépatite C chronique en 2015, 1,75 million de nouveaux cas surviennent chaque année et environ 399 000 personnes par année meurent des conséquences de l’hépatite C. On estime que la prévalence (proportion de personnes affectées) de l’infection par le virus de l’hépatite C dans les différentes parties du monde (selon les régions de l’OMS) est la suivante :

  • Afrique  : 11  millions (10  personnes sur 1000) 
  • Amériques  : 7  millions (7  personnes sur 1000) 
  • Méditerranée orientale  : 15  millions (23  personnes sur 1000) 
  • Europe  : 14  millions (15  personnes sur 1000) 
  • Asie du Sud-Est  : 10  millions (5  personnes sur 1000) 
  • Pacifique occidental  : 14  millions (7  personnes sur 1000) 

Les symptômes de l’infection par le VHC n’apparaissant souvent que bien des années après la transmission du virus, de nombreuses personnes ne savent pas qu’elles sont infectées et transmettent donc le VHC à d’autres personnes, sans le savoir. On estime que le nombre de personnes atteintes d’une infection chronique par le VHC dans le monde pourrait en fait dépasser actuellement les 200 millions. En 2013, de 11 880 à 176 400 environ (de 44 à 70 %) des 252 000 Canadiens atteints d’hépatite C chronique ne savaient même pas qu’ils étaient infectés par un virus, encore moins par un virus transmissible grave.

Il existe six types de virus de l’hépatite C, chacun possédant un génotype (structure génétique des organismes vivants) différent. Les six génotypes différents sont numérotés selon l’ordre de leur découverte, et chacun possède à son tour de nombreux sous-types identifiés par une lettre, également selon l’ordre de leur découverte. Il est important de connaître le génotype du virus de l’hépatite C dont vous êtes atteint, afin de pouvoir déterminer le type et la durée de traitement qui vous convient le mieux et prédire la probabilité de réussite du traitement. Au Canada, le génotype le plus fréquent est le sous-type 1a (qui touche 36,5 % des personnes infectées par le VHC). La plupart des personnes infectées par le VHC sont porteuses d’un seul génotype principal, plutôt que de multiples génotypes. Une fois le génotype identifié, il n’est plus nécessaire de faire d’autres analyses par la suite. Les génotypes ne changent pas au fil du temps.

Canada Génotype Prévalence (%)
 
1a
1b
Autre génotype 1
2
3
4
5
6
Mixte ou autre
36,5 %
21,5 %
6,1 %
14,1 %
20,2 %
0,3 %
~5 % (Québec)
>2 % (Québec)*
1,3 %

Il n’a pas encore été démontré que le génotype jouait un rôle dans l’évolution de la maladie du foie causée par le VHC. Toutefois, pour les médecins, connaître le génotype du virus de l’hépatite C de leur patient est utile lorsque vient le temps de prescrire un traitement, car certains traitements combattent certains génotypes du VHC mieux que d’autres.

*D’après un article portant sur des études de faible envergure. On ne connaît pas encore entièrement la prévalence des génotypes 5 et 6 au Canada, car très peu d’études ont été menées à ce sujet. 

Comment se transmet l’hépatite C?

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Le virus de l’hépatite C se transmet lorsque le sang d’une personne infectée par le VHC entre en contact avec le sang d’une autre personne (transmission par le sang), en passant, par exemple, par une lésion (blessure) de la peau ou des muqueuses délicates du nez et de la bouche, comme une déchirure, une éraflure ou une coupure.

Les modes de transmission du virus de l’hépatite C sont les suivants : 

Aujourd’hui, la plupart des personnes contractent l'infection par le virus de l’hépatite C en partageant des aiguilles ou tout autre matériel utilisé pour l'injection des drogues. Cela tend à créer un sentiment de honte chez ceux qui vivent avec le virus.

 

  • Partage d’objets contaminés (aiguilles, cuillères, pipes, tampons d’alcool, garrots et filtres) pour s’injecter des drogues : une seule injection avec une seule aiguille contaminée peut être suffisante pour s’infecter. 
  • Partage des pailles utilisées pour renifler des drogues, comme la cocaïne : la cocaïne peut causer des lésions à l’intérieur du nez, ce qui provoque des saignements. Il est donc possible d’inhaler du sang contaminé et de s’infecter. 
  • Transfusion de sang ou greffe d’un organe n’ayant fait l’objet d’aucun test de dépistage pour l’hépatite C ou réutilisation de fournitures médicales ne devant être utilisées qu’une seule fois : au Canada, les dons d’organes et de sang sont soumis à un dépistage de l’hépatite C depuis 1990. Dans certains pays, le sang n’était pas soumis au dépistage de l’hépatite C jusqu’à tout récemment. Les fournitures médicales (p. ex., les aiguilles) qui n’ont pas été stérilisées adéquatement avant d’être réutilisées sur d’autres patients peuvent également propager le virus de l’hépatite C. Si vous recevez une transfusion de sang ou un traitement médical ou dentaire dans un pays où l’équipement médical n’est pas stérilisé adéquatement, vous pourriez contracter l’hépatite C. 
  • Réutilisation d’outils lors d’activités où l’on perfore la peau, comme le tatouage, le perçage corporel (body piercing), l’acupuncture et l’électrolyse. Lors d’un tatouage, la réutilisation des aiguilles, de l’encre et des pots d’encre peut contribuer à la propagation de l’hépatite C. Si vous utilisez une trousse de tatouage maison, ne partagez pas les aiguilles ou les pots d’encre. 
  • Partage d’articles personnels pouvant porter des traces de sang, comme les rasoirs, les coupe-ongles et les brosses à dents. 
  • Grossesse ou accouchement : une femme infectée par le virus de l’hépatite C peut transmettre le virus à son bébé. Environ 4 enfants sur 100 nés de mères porteuses de l’hépatite C sont infectés par le virus. Le risque augmente si la mère est infectée à la fois par le VIH et le virus de l’hépatite C. 
  • Relations sexuelles non protégées où il peut y avoir présence de sang : par exemple, durant les relations anales, les relations sexuelles brutales, les relations sexuelles pendant les menstruations ou lorsqu’une personne présente des plaies. Le risque de transmission par contact sexuel est considéré comme faible. Le risque de transmission par contact sexuel peut être plus élevé chez les hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes. Le risque augmente également chez ceux qui ont plusieurs partenaires sexuels ou qui pratiquent des activités sexuelles brutales, s’il y a présence de plaies ou d’ulcères sur les parties génitales (causés par une infection transmise sexuellement) ou si les personnes sont infectées par le VIH. 

 

Le virus de l’hépatite C ne se transmet pas au cours des activités habituelles de tous les jours.

Vous ne contracterez pas l’hépatite C dans les situations suivantes :

  • en serrant ou en tenant la main d’une personne infectée; 
  • si une personne infectée tousse ou éternue près de vous; 
  • en étreignant une personne infectée; 
  • en partageant des cuillères, des fourchettes ou autres couverts de cuisine; 
  • en étant piqué par des moustiques ou d’autres insectes;  
  • en buvant de l’eau ou en mangeant des aliments; 
  • au contact d’un siège de toilette; 
  • par le lait maternel d’une mère infectée par le VHC. Cependant, si les mamelons ou l’aréole sont gercés et saignent, la mère doit cesser d’allaiter temporairement. 

L’hépatite C est un virus très résistant qui peut survivre sur des surfaces à l’extérieur de l’organisme, à température ambiante, durant une période variant de 16 heures à 4 jours. Cela signifie que le sang séché d’une personne infectée peut transmettre le virus. Il faut donc nettoyer, en portant des gants, toute éclaboussure de sang (fraîche ou sèche) à l’aide d’une solution contenant 1 mesure d’eau de javel pour 10 mesures d’eau.

Certaines personnes courent un plus grand risque que d’autres de contracter l’hépatite C, à savoir :

  • les consommateurs actuels de drogues injectables;
    • c’est le mode de transmission de l’hépatite C le plus courant de nos jours.
  • les anciens consommateurs de drogues injectables, y compris ceux qui ont consommé une seule fois ou qui l’ont fait il y a plusieurs années;
  • les receveurs de sang, de produits sanguins ou d’organes;
    • mode de transmission autrefois courant, mais devenu rare au Canada depuis l’introduction, en 1990, des tests de dépistage pour les dons de sang.
  • les personnes ayant des problèmes de coagulation et qui ont reçu des produits sanguins avant 1990;
  • les patients sous hémodialyse et les personnes ayant eu recours à la dialyse pendant plusieurs années en raison d’une insuffisance rénale; 
    • l’hépatite C peut se transmettre lors de la réutilisation de matériel de dialyse qui n’a pas été stérilisé adéquatement.
  • les personnes qui se font tatouer ou percer le corps, qui ont recours à l’acupuncture ou à l’électrolyse ou qui reçoivent des soins de manucure/pédicure dans un milieu insalubre où l’on utilise du matériel qui n’est pas stérilisé adéquatement;
    • cela comprend également le partage d’une trousse de tatouage ou d’acupuncture à la maison.
  • le personnel médical qui se blesse avec des aiguilles contaminées par l’hépatite C;
    • il existe un faible risque (environ 1 sur 30) d’être infecté par le virus de l’hépatite C si on se pique accidentellement avec une aiguille ayant été utilisée chez une personne atteinte de l’hépatite C.
    • il existe également un faible risque de transmission si on reçoit une éclaboussure de sang infecté dans les yeux ou la bouche.
  • les receveurs de sang, de produits sanguins ou d’organes provenant d’un donneur ayant reçu un résultat positif au test de dépistage du virus de l’hépatite C;
  • les personnes infectées par le VIH;
  • les bébés nés d'une femme infectée par le virus de l’hépatite C;
  • Les personnes nées entre 1945 et 1975;
    • Dans la mise à jour de 2018 des Lignes directrices sur la prise en charge de l’hépatite C chronique de l’Association canadienne pour l’étude du foie (ACEF), on recommande de faire passer un test de dépistage à toutes les personnes nées entre 1945 et 1975 (baby-boomers).

Les risques de transmission suivants sont moins courants :

  • avoir des relations sexuelles avec une personne infectée par le virus de l’hépatite C;
  • partager des articles de soins personnels, comme des rasoirs ou des brosses à dents, qui pourraient avoir été en contact avec le sang d’une personne infectée.

Une minorité de personnes dont le virus de l’hépatite C a été éliminé de la circulation sanguine dans les 6 premiers mois suivant le début de l’infection, soit par leur système immunitaire, des médicaments antiviraux ou les deux à la fois, risquent d’être infectées par ce virus de nouveau. Bien que le risque de réinfection soit très faible, les personnes guéries ne sont pas immunisées et doivent continuer de prendre des précautions. En omettant de le faire, ces personnes pourraient se rendre plus vulnérables à une réinfection par le virus de l’hépatite C, de même qu’à une possible infection par d’autres agents pathogènes graves (comme le VIH), appelée infection concomitante.

Plus l’organisme doit combattre un grand nombre d’infections, plus les chances d’avoir une bonne qualité de vie durable diminuent. Comme la présence de plusieurs infections chroniques nécessite généralement des traitements complexes, la vie peut devenir pénible à bien des égards : prise de plusieurs médicaments selon un horaire quotidien précis et compliqué et prise en charge d’un plus grand nombre d’effets secondaires, dont certains peuvent être très désagréables ou graves. Même si vous continuez à pratiquer des activités présentant un risque élevé d’infection par le VHC et le VIH, il vaut très certainement la peine de réduire le risque d’effets nuisibles et de vous protéger en ne partageant pas le matériel d’injection de drogue et en utilisant des condoms.

Quels sont les effets de l'hépatite C?

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À propos du foie

Le foie est le plus gros organe de l’organisme, et le plus touché par l’infection chronique causée par le virus de l’hépatite C.

Cet organe très sollicité, à peu près de la taille d’un ballon de football, est situé principalement dans la partie supérieure de l’abdomen, juste à la droite de l’estomac. Il constitue un important centre de traitement pour l’ensemble de l’organisme.

Lorsque le sang traverse le foie, ce dernier élimine de nombreuses toxines, comme l’ammoniaque et l’alcool, de sorte que celles-ci ne causent pas de lésion à l’organisme ou qu’elles en causent moins que si elles passaient toutes dans la circulation sanguine. Le foie fabrique aussi des substances importantes, comme la bile, afin que les aliments puissent être digérés et absorbés. Enfin, il emmagasine des substances bénéfiques comme les vitamines et le glucose pour une utilisation ultérieure.

Le soutien est primordial

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Personne n’est fait pour vivre seul. Encore moins lorsqu’on est atteint d’hépatite C. Vos amis et votre famille peuvent vous aider, de même que les professionnels de la santé qui vous traitent. 

Vivre avec une maladie chronique peut créer un sentiment d’isolement, particulièrement lorsque vous devez changer vos habitudes, voir de nombreux professionnels de la santé et apprendre des termes médicaux. Mais vous n’êtes pas obligé de vivre cela en solitaire. 

La plupart des personnes infectées par le virus de l’hépatite C sont surprises d’apprendre qu’elles le sont; elles ne croyaient pas courir un risque et ne peuvent d’ailleurs pas concevoir comment elles l’ont contracté.

Suite au diagnostic, il est normal que vous vous posiez de nombreuses questions sur votre infection virale : Où l’ai-je contractée? Quels sont ses effets? Quelles sont les mesures à prendre? À quoi dois-je m’attendre à l’avenir? Pour de nombreuses personnes atteintes d’hépatite C, la honte liée au fait d’avoir contracté une maladie potentiellement infectieuse pèse lourd, à la fois mentalement et émotionnellement. Pour prendre soin de vous le mieux possible et composer avec les pensées et les émotions stressantes, il est essentiel, tant sur le plan médical qu’affectif, d’obtenir le soutien de personnes informées, compatissantes et ne portant aucun jugement. 

Voici quelques conseils et renseignements utiles :

  • Demandez à vos proches de se renseigner sur votre maladie. Ainsi, ils comprendront vos symptômes ou même vous accompagneront à vos rendez-vous. Si vous êtes atteint d’hépatite C, il est vital de maintenir une bonne communication avec les gens en qui vous avez confiance : membres de la famille, amis et collègues de travail. Pour qu’ils comprennent ce que vivre avec l’hépatite C signifie, vous devez leur en parler ouvertement. Nombreux sont ceux qui sont mal informés, qui ne sont pas au fait des dernières connaissances et ont de fausses idées sur la maladie. Pour se renseigner, ils peuvent lire ce site ou d’autres sites Web (comme les sites de ressources destinées au patient et de groupes de défenses des intérêts présentés sur ce site Web) ou consulter des sources fiables de renseignements médicaux dans les bibliothèques ou les cliniques communautaires. 
  • Demandez-leur du soutien. Ne vous empêchez pas de parler du VHC à vos amis proches ou à votre famille parce que vous craignez leur réaction. Certains pourraient vous soutenir ouvertement tout de suite, alors que d’autres pourraient avoir besoin de se renseigner avant de le faire. Dites-vous, et dites-le aux autres, qu’être infecté par un virus n’est pas un problème moral ni un crime. Il est très important de vous entourer de gens avec qui vous pouvez en parler; ne vous éloignez pas de ceux qui vous sont chers. Des relations solides, franches et ouvertes avec des membres de votre famille et des proches sont essentielles à votre bien-être. 
  • Parlez franchement de votre hépatite C avec les personnes concernées. Vous seul choisissez à qui parler de votre infection par le VHC, mais il y a des personnes qui doivent être informées de votre situation : la ou les personnes susceptibles de vous avoir transmis l’hépatite C, et toute personne à qui vous auriez pu transmettre le virus involontairement, comme les membres de votre famille, votre conjoint, vos partenaires sexuels et le personnel médical. Ces personnes doivent être informées. Il est peu probable qu’elles aient l’hépatite C aussi, mais elles doivent savoir qu’elles ont peut-être été exposées au virus, de sorte qu’elles puissent passer un test de dépistage et recevoir un traitement, si nécessaire.  

Discutez avec d’autres personnes qui vivent avec l’hépatite C ou qui connaissent des gens atteints de cette maladie. Les groupes d’entraide constituent un excellent moyen d’obtenir des renseignements et de faire part de ses expériences et sentiments à des personnes qui comprennent personnellement ce que vous vivez. Renseignez-vous auprès de votre médecin au sujet des groupes d’entraide de votre région. Vous pouvez également trouver des groupes d’entraide sur Internet.

Si vous pensez avoir été exposé au virus de l’hépatite C, consultez votre médecin de famille ou un médecin généraliste. Le diagnostic et le traitement précoces de l’hépatite C chronique peuvent aider à prévenir les lésions au foie ou à retarder leur apparition. Si vous recevez un diagnostic d’infection par le VHC, votre médecin pourrait vous recommander de consulter un spécialiste, comme un hépatologue, un gastroentérologue ou un médecin spécialiste des maladies infectieuses.

L’hépatite C peut vous affecter sur le plan psychologique. Recevoir un diagnostic d’hépatite C et suivre un traitement contre une maladie liée au VHC peut faire en sorte que vous vous sentiez déprimé. Si vous souffrez d’une dépression persistante en raison de l’hépatite C, consultez votre médecin.

Les personnes que vous pourriez avoir exposées au virus de l’hépatite C

Dans la mesure où il est possible de le faire, vous devez dire aux personnes que vous pourriez avoir exposées au virus de l’hépatite C que vous êtes infecté. Par exemple, vous devriez en parler aux personnes avec qui vous avez, ou avez eu, des relations sexuelles ou à celles avec qui vous avez partagé une aiguille ou une paille lors d’une prise de cocaïne.

Il est important de le faire le plus tôt possible, afin que ces personnes puissent elles aussi passer un test de dépistage. En cas de résultat positif, elles pourront obtenir des soins médicaux immédiatement et prendre les précautions nécessaires pour éviter de transmettre le virus à d’autres.

On comprend aisément qu’il soit difficile de révéler à d’autres qu’on est atteint d’une maladie infectieuse. Personne n’aime être le porteur d’une nouvelle potentiellement mauvaise ou inquiétante. Vous pourriez aussi craindre qu’une fois au courant, certains vous traitent différemment, vous rejettent ou même vous blâment de leur avoir transmis l’infection. Ces craintes sont tout à fait normales, mais la révélation de votre situation est une décision très importante qui doit faire l’objet d’une profonde réflexion.

Si vous n’arrivez pas à dire à quelqu’un que vous l’avez peut-être exposé au virus de l’hépatite C, demandez à votre infirmière ou votre infirmier ou à votre médecin traitant s’ils peuvent vous aider. Il arrive qu’ils puissent aviser la personne de passer un test de dépistage sans nommer leur patient.

Assurance médicale

Selon votre situation personnelle, il faudra décider s’il est préférable ou non d’informer votre compagnie d’assurance que vous êtes atteint d’hépatite C. Généralement, dans la plupart des contrats d’assurance, l’assureur exige qu’on l’informe de tout changement d’état de santé. Si votre police est renouvelée sur une base annuelle, comme c’est le cas avec une assurance médicale privée, vous devrez probablement informer l’assureur de votre infection par le VHC, sinon vous courrez le risque de voir votre contrat s’annuler automatiquement. Tout renseignement que vous fournissez fait partie d’un contrat légal. Des renseignements inexacts ou frauduleux peuvent invalider celui-ci. Cela pourrait, bien sûr, avoir des répercussions négatives sur votre vie.

Avant de révéler votre infection par le VHC, lisez toujours le texte en petits caractères de vos polices d’assurance ou de toute nouvelle entente contractuelle que vous êtes sur le point de signer. Vous pouvez également contacter la compagnie d’assurance de façon anonyme et lui demander ce qui arrive si on communique ce renseignement. 

Si votre police d’assurance maladie est liée à votre contrat d’emploi, vous devrez vérifier si vous avez l’obligation de communiquer ce renseignement ou de faire les modifications nécessaires à votre police d’assurance par l’entremise de votre employeur ou si vous pouvez le faire directement auprès de la compagnie d’assurance. 

Les personnes qui pourraient être en contact avec votre sang

Même si vous n’êtes pas obligé de le faire, il est approprié et conforme à l’éthique de prévenir les personnes qui pourraient entrer en contact avec une quantité même infime de votre sang (comme le dentiste, l’acupuncteur ou l’esthéticienne) que vous êtes atteint d’hépatite C. Cela leur permettra de prendre des précautions supplémentaires si elles le jugent nécessaire. De votre côté, vous pouvez leur demander de porter des gants de latex, d’être extrêmement prudent avec les instruments tranchants, etc., conformément aux bonnes pratiques. Aujourd’hui, dans de nombreux milieux, il est considéré comme normal et professionnel de prendre de telles précautions; votre demande ne serait donc pas déplacée. Une mesure de protection fonctionne dans les deux sens – vous pourriez tout aussi bien avoir besoin d’être protégé de leur sang.

Votre employeur 

Vous n’êtes pas obligé de dire à votre employeur que vous avez une infection par le VHC. Si vous devez vous absenter du travail, vous n’avez pas à préciser que c’est en raison des symptômes ou des traitements de l’hépatite C. Par contre, vous pouvez quand même décrire les symptômes dont vous souffrez (comme la fatigue, les douleurs musculaires, la dépression) ou demander un congé pour un rendez-vous médical. Si votre employeur exige un certificat médical pour justifier vos absences, votre médecin pourrait être disposé à motiver vos absences sans en révéler la cause.

Il est également important de savoir qu’une personne ne devrait pas être exclue d’un emploi, de l’école, d’une activité, d’un service de garde ou autres milieux parce qu’elle est atteinte d’hépatite C. Il n’existe aucune preuve que l’on puisse contracter l’hépatite C en côtoyant des personnes qui manipulent des aliments, des professeurs ou d’autres fournisseurs de services en l’absence de contact sanguin.

Choisissez le bon moment et le bon endroit

Pour parler de l’hépatite C à quelqu’un, privilégiez un moment où vous pourrez en discuter en profondeur, répondre aux questions sur le VHC et parler de ce que cela signifie pour vous deux. N’en parlez pas juste avant ou après un moment d’intimité. Choisissez un lieu privé, afin que personne ne puisse entendre votre conversation ou l’interrompre. Un endroit sûr vous permet, à vous et à l’autre personne, d’exprimer ouvertement vos pensées et vos émotions respectives.

Pour commencer la conversation

Bon nombre de personnes ne connaissent pas vraiment l’hépatite C; il peut donc y avoir beaucoup de craintes et de malentendus à propos de cette maladie. Gardez cela à l’esprit lorsque vous en parlez à quelqu’un, car il lui faudra du temps pour s’adapter à cette nouvelle.

Il peut également être utile de commencer par rassembler les informations factuelles et préparer les arguments logiques dont vous ferez part à l’autre personne. Toutes les personnes concernées doivent comprendre que le fait d’avoir une infection n’est pas synonyme d’absence de moralité, et que blâmer la personne qui a contracté l’hépatite C est aussi absurde que méchant. Le VHC touche des millions de personnes dans le monde et se comporte comme tout micro-organisme infectieux le fait généralement. Vous ne l’avez pas inventé; vous ne l’avez pas voulu et vous ne voulez pas non plus que les autres l’aient. Il est également important de savoir que, dans le cas des maladies infectieuses, il est impossible de dire qui a transmis la maladie à qui; donc, jeter le blâme est inutile et contre-productif. Il vaut mieux consacrer son temps et son énergie à être honnête et à s’entraider, plutôt qu’à porter des accusations.

Des solutions au quotidien

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Il peut parfois être difficile et épuisant de composer avec l’hépatite C. Il s’agit d’une affection très personnelle, chacun étant touché de manière différente. Cependant, il y a plusieurs choses que vous pouvez faire pour mieux vivre avec cette maladie, rester en bonne santé plus longtemps et protéger également la santé des autres.

Le régime alimentaire qui vous convient le mieux dépend de différents facteurs, comme votre âge, votre poids, l’étendue de vos lésions au foie (le cas échéant) et vos symptômes (le cas échéant). Il vous sera très utile de discuter de ces facteurs avec un ou une diététiste. Votre médecin devrait être en mesure de vous en recommander un. On conseille à la plupart des personnes atteintes de l’hépatite C chronique de suivre un régime alimentaire sain et bien équilibré et de protéger leur foie.

Un excès de poids peut provoquer une affection appelée stéatose hépatique, c’est-à-dire une accumulation de graisse dans le foie qui peut mener à une cirrhose. Une alimentation saine et de l’exercice devraient pouvoir vous aider à atteindre ou à maintenir un poids santé. Il est particulièrement important de faire de l’exercice quand on est atteint de l’hépatite C, car en plus d’être un excellent moyen de conserver un poids santé, l’exercice augmente et maintient la force musculaire. À mesure que la maladie du foie évolue, on observe une perte de la masse et du tonus musculaires; par conséquent, il est encore plus important d’être actif physiquement pour éviter ou contrecarrer la perte musculaire.

Si vous avez besoin de motivation, de renseignements et de soutien supplémentaires concernant votre alimentation et votre condition physique, consultez un ou une diététiste pour la planification de vos repas et votre médecin pour établir un programme d’exercice adapté à vos besoins.

Restez hydraté. Buvez environ de 8 à 10 verres d’eau par jour pour combler les besoins en liquide de votre corps. Essayez de boire un verre d’eau à chaque repas et buvez-en quelques autres entre les repas. 

Tout le monde ressent un certain niveau de stress, mais vivre avec une maladie chronique peut l’augmenter. De nombreux patients atteints d’hépatite C ont tendance à être très anxieux face à leur maladie et son traitement. La première chose à faire pour réduire le stress est d’identifier les éléments déclencheurs, puis de développer des techniques de relaxation et des stratégies d’adaptation qui vous permettront d’améliorer votre bien-être général et d’avoir davantage le sentiment de maîtriser votre hépatite.

Le stress émotionnel peut être physiquement épuisant. Le corps combat continuellement l’infection et réagit à la tension, à l’irritabilité, à la fatigue, à l’inquiétude ou à la dépression. Se faire dire d’éliminer tout le stress de sa vie est irréaliste et pourrait même engendrer plus d’anxiété; ce n’est donc pas ce que nous vous proposons ici. Il y a toutefois certaines choses que vous pouvez faire pour réduire votre tension. L’exercice est un remède et un stimulateur d’hormone fantastiques contre le stress. Certaines personnes tirent des bienfaits de la pratique du yoga, de techniques de relaxation progressive, d’une amélioration de l’hygiène du sommeil, de l’acupuncture, de la thérapie cognitivo-comportementale, d’une réduction des heures de travail lorsque c’est possible et d’une augmentation du temps consacré aux loisirs. N’oubliez jamais que passer du temps avec des personnes attentionnées que vous aimez et avec qui vous êtes détendu et à l’aise est un puissant remède contre le stress. Le soutien social est précieux. En plus de votre médecin, vous pourriez consulter un thérapeute ou un travailleur social ou encore envisager de vous joindre à un groupe d’entraide destiné aux personnes atteintes de l’hépatite C, où vous pourriez faire part de vos expériences à ceux qui vivent la même chose que vous.

Puisque l’hépatite C se propage aux autres par contact direct avec le sang, il est difficile de le transmettre à quelqu’un à moins de pratiquer l’une des activités à risque décrites précédemment. Cependant, il est sage et respectueux de faire le maximum pour protéger les autres. Ce faisant, vous pourriez vous protéger vous-même contre toute nouvelle infection transmise par le sang (comme le VIH) ou même contre de nouveaux types du ou des virus que vous avez déjà. 

Des infections virales chroniques additionnelles pourraient compliquer ou réduire les options de traitement contre le VHC qui s’offrent à vous. Prenez les précautions suivantes pour réduire le risque de transmission :

  • Couvrez toutes plaies que vous pourriez avoir. 
  • Ne partagez pas d’articles ménagers ou d’articles de toilette personnelle ou encore des couverts (fourchettes, etc.) qui pourraient être contaminés, ne serait-ce que par une infime quantité de sang. 
  • Ne faites aucun don de sang ni de sperme.  
  • Informez tout personnel médical qui pourrait avoir un contact direct avec votre sang que vous avez ce virus. (Ainsi que déjà mentionné, cela pourrait vous protéger vous-même, les autres ou votre bébé.) 
  • Ne partagez aucun matériel d’injection, comme des aiguilles ou des seringues. 
  • Utilisez toujours des condoms lorsque vous avez des relations sexuelles. 
    • Si vous n’utilisez pas de condom, assurez-vous au préalable que votre partenaire est au courant de votre infection par le VHC, de sorte qu’il ou elle puisse décider en toute connaissance de cause d’avoir des relations sexuelles avec vous, selon son degré de tolérance au risque. 
  • L’hépatite C peut se transmettre durant les relations anales non protégées avec des hommes ou des femmes. Le risque de transmission est plus élevé si vous êtes le partenaire récepteur et très élevé si vous êtes également infecté par le VIH. 
  • Le risque de transmettre le virus de l’hépatite C durant des relations sexuelles vaginales est minime, mais il peut être réduit davantage si vous utilisez des condoms. 

Rappelez-vous que le virus de l’hépatite C peut survivre à l’extérieur de l’organisme jusqu’à 4 jours, et que l’exposition à du sang séché peut aussi causer une infection. Toute éclaboussure de sang (sèche ou fraîche) doit être nettoyée rapidement.

Comme il n’existe pas de vaccin permettant de se protéger contre l’hépatite C, la meilleure chose à faire est de prendre toutes les précautions possibles.

Médicaments

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Il existe des traitements médicamenteux qui peuvent éliminer le virus. On devrait envisager un traitement antiviral pour tous les patients infectés par le VHC (Lignes directrices de 2018 de l’Association canadienne pour l’étude du foie - ACEF). Il est recommandé d’évaluer l’évolution de la maladie du foie avant de prescrire un traitement médicamenteux.   

Le traitement médicamenteux et le moment de son administration dépendent d’un certain nombre de facteurs, à savoir :

  • la quantité de virus présent dans votre corps (votre charge virale)
  • le génotype ou le sous-type du virus de l’hépatite C que vous avez contracté 
  • la gravité des lésions au foie, comme la cirrhose
  • les autres affections que vous pourriez avoir
  • la réponse aux traitements antérieurs contre l’hépatite C

Les contre-indications aux traitements médicamenteux sont les suivantes : toute hypersensibilité aux ingrédients entrant dans la composition du médicament et utilisation en même temps d’autres médicaments pouvant interagir avec le traitement médicamenteux contre l’infection par le VHC. Certains médicaments antiviraux ne peuvent pas être pris par les personnes ayant des problèmes de foie modérés ou graves (p. ex., une décompensation hépatique sévère [classe C de Child-Pugh]), ni par une femme enceinte ou qui pourrait le devenir, ni par un homme dont la partenaire est enceinte ou pourrait le devenir.

Les antiviraux contre le VHC peuvent augmenter l’activité de l’hépatite B (ce qu’on appelle réactivation du virus de l’hépatite B, se manifestant par exemple par une inflammation du foie), ce qui peut entraîner une insuffisance hépatique et la mort. Consultez votre médecin si vous n’avez jamais subi de dépistage de l’hépatite B, vous savez que vous êtes infecté par le virus de l’hépatite B ou vous avez déjà été infecté par le virus de l’hépatite B. Votre médecin pourrait demander des analyses de sang afin de vérifier si vous avez besoin d’un traitement contre l’hépatite B.

Généralement, les médecins spécialistes ne traitent pas l’hépatite C avec des médicaments, sauf si la maladie devient chronique. Si votre médecin ne vous recommande pas de traitement, il effectuera des analyses sanguines pour surveiller vos problèmes au foie.

La mise au point de médicaments contre l’hépatite C est un secteur de la médecine en développement. Certains nouveaux médicaments ont été commercialisés au cours des dernières années. Les chercheurs travaillent toujours à la mise au point de nouveaux traitements efficaces causant moins d’effets secondaires. Le médecin spécialiste qui vous suit peut vous renseigner davantage à ce sujet. 

Le traitement de l’infection par le virus de l’hépatite C repose sur la prise d’antiviraux, afin d’éliminer le virus de votre organisme. Votre médecin pourrait vous prescrire une association de médicaments antiviraux à prendre pendant 2 mois ou plus.

En 2013, de nouveaux médicaments appelés « antiviraux à action directe » ont été commercialisés. Ces médicaments agissent directement sur le cycle de vie du virus de l’hépatite C afin d’arrêter la multiplication du virus. Au Canada, les antiviraux à action directe sont approuvés pour le traitement de l’infection par le virus de l’hépatite C. Bon nombre de ces médicaments sont maintenant
« pangénotypiques », ce qui signifie qu’ils peuvent traiter les 6 génotypes différents de l’hépatite C.

Par exemple, les patients ne souffrant pas de cirrhose et n’ayant jamais été traités auparavant par des médicaments contre l’hépatite C ont de nombreux choix de traitement, y compris la prise de médicaments pangénotypiques pendant 8 ou 12 semaines. Étant donné que les médicaments pangénotypiques traitent tous les génotypes, votre médecin pourrait demander ou non une analyse de sang pour vérifier le génotype du VHC qui cause votre infection.

La durée du traitement dépend du génotype du virus de l’hépatite C. Les antiviraux à action directe peuvent être pris pendant 8, 12, 16 ou 24 semaines. Votre médecin décidera quel médicament et quelle durée de traitement vous conviennent le mieux.

On surveille votre réaction aux médicaments tout au long du traitement. On évalue l’efficacité du traitement en mesurant la quantité de virus présent dans votre sang 3 mois après la fin du traitement médicamenteux. Si aucune trace de virus n’est décelable, le virus a été éliminé (c’est ce qu’on appelle une réponse virologique soutenue) et les lésions au foie causées par le virus de l’hépatite C cessent d’évoluer. Le virus ne reviendra pas sauf si vous êtes infecté de nouveau par une source extérieure, ce qui est toujours possible; il est donc crucial de prendre des précautions.

Les antiviraux causent parfois de la fatigue et des maux de tête. Certaines personnes pourraient devoir changer leur traitement. Tout au long du traitement, des analyses sanguines peuvent être réalisées afin de détecter tout effet secondaire que vous ne pouvez pas ressentir ou voir.

Après le traitement, un suivi régulier auprès d’un spécialiste du foie (hépatologue) est nécessaire afin que ce dernier puisse vérifier votre taux d’enzymes hépatiques et voir si le virus est toujours présent. Le cas échéant, on pourrait recommander à certaines personnes de poursuivre leur traitement antiviral, car cela pourrait réduire l’inflammation du foie, ralentir l’évolution des lésions au foie ou réduire le risque de cancer du foie. Chez ceux atteints d’une cirrhose, le traitement antiviral pourrait leur permettre de vivre plus longtemps.

Si le foie a été gravement touché, une greffe du foie pourrait s’avérer nécessaire, afin de remplacer le foie ayant subi de graves lésions par un foie sain. La plupart des foies greffés proviennent de donneurs décédés, mais un petit nombre d’entre eux proviennent de personnes vivantes qui donnent une partie de leur foie. Une greffe du foie ne guérit toutefois pas l’infection. Par conséquent, il faut généralement poursuivre le traitement par les antiviraux, car l’infection par le virus de l’hépatite C touchera probablement le nouveau foie aussi. Une greffe réussie prolongera considérablement le laps de temps dont bénéficiera la personne infectée par le virus de l’hépatite C avant que la maladie du foie ne réapparaisse.

Aujourd’hui, jusqu’à 35 % des greffes sont réalisées sur des personnes atteintes de l’hépatite C et environ 400 greffes du foie sont effectuées chaque année au Canada.

Lorsqu’on vit avec une maladie chronique comme l’hépatite C, il est normal de vouloir explorer d’autres choix de traitement pour soulager ses symptômes et améliorer sa qualité de vie. Le traitement standard de l’hépatite C a connu une évolution importante au cours des années et peut maintenant permettre la guérison de la maladie. Cependant, les médicaments ne sont pas toujours efficaces et ils peuvent causer des effets secondaires; c’est pourquoi certaines personnes atteintes d’hépatite C se tournent vers des traitements complémentaires et des traitements de médecine douce. Il existe très peu de données cliniques sur ces types de traitements et jusqu’à maintenant aucune étude n’a prouvé qu’ils étaient sûrs et efficaces pour traiter la maladie dans son ensemble (c.-à-d. apportant une rémission de la maladie). Il est difficile de tirer des conclusions des recherches, car les études menées sur les traitements de médecine douce ne sont habituellement pas aussi nombreuses ou rigoureuses que celles menées sur les médicaments standards.

Si vous voulez essayer un traitement de médecine douce, parlez-en d’abord à votre médecin afin d’être sûr que c’est sans danger pour vous, étant donné la complexité de votre état de santé particulier.

Indiquez à votre médecin tous les médicaments que vous prenez, y compris tout produit en vente libre et tout médicament pour soulager la douleur. Selon la gravité de vos lésions au foie, il pourrait être nécessaire de modifier les médicaments que vous prenez ou d’adapter leur dose. C’est la même chose pour les vitamines ou les suppléments naturels que vous prenez, lesquels pourraient aussi nuire à un foie sain en cas de doses excessives ou modifier dangereusement les effets escomptés de vos médicaments. Indiquez également à votre médecin les suppléments pour perdre du poids ou pour augmenter la masse musculaire que vous prenez. Vous pouvez informer votre pharmacien de votre maladie et des médicaments et suppléments que vous prenez. Ses conseils peuvent compléter ceux de votre médecin, car il sait quelles substances nuisent au foie et connaît les effets indésirables qui peuvent se produire lorsqu’on prend certains médicaments et suppléments en même temps.

L’alcool est la substance la plus importante à éviter. Essayez d’arrêter de consommer de l’alcool ou de réduire considérablement votre consommation. C’est un changement à votre mode de vie que vous pouvez réaliser si vous en faites un objectif personnel et que vous vous fixez une échéance pour y arriver. Étant donné que l’alcool est omniprésent dans de nombreuses situations sociales, assurez-vous d’informer les membres de votre famille et vos amis de votre détermination à changer vos habitudes de vie.

Vous devez aussi éviter ou réduire l’exposition à des liquides et à des vapeurs toxiques, comme les solvants (p. ex., diluant à peinture), les nettoyants ménagers chimiques et les pesticides et herbicides utilisés pour le jardinage. Ces produits peuvent causer d’autres lésions à votre foie. Si vous devez utiliser des produits chimiques, couvrez votre peau, portez des gants et un masque et gardez l’endroit bien aéré.

Avertissement 

Veuillez noter que les renseignements présentés sur ce site Web ne sont pas destinés à remplacer les avis médicaux ou les traitements prescrits par un médecin. Vous ne devez pas utiliser ces renseignements pour diagnostiquer ou traiter une maladie ou un problème de santé. Consultez votre médecin ou un autre professionnel de la santé si vous avez des questions concernant votre état de santé, vos symptômes ou vos options de traitement.